de Ouargla, Ghellab Chahinez
Le quartier populaire Beni Thour a été secoué, vendredi après-midi, par la mort de l’enfant Nouri Boudraa et trois autres blessés dans des circonstances confuses. Les enfants jouaient dans la rue lorsque le bruit d’une explosion se fait entendre. Sur les lieux, des cris et des enfants baignant dans leur sang. Une scène qu’ont découvert les habitants et voisins qui se sont précipités sur les lieux. Un enfant a péri sur place et trois autres ont été grièvement blessés, affirme une source médicale. Pour les habitants du quartier, il s’agit d’une bombe artisanale de la guerre de la Révolution. Selon le chargé de communication de la DSP d’Ouargla, Mohiedine Mimmouni, les services de la Protection civile sont intervenus vers 17Hh27 après l’explosion d’un corps étranger, non encore déterminé, faisant un mort et des blessés âgés de 12 et 13 ans qui ont été évacués vers les urgences de l’hôpital d’Ouargla. Les circonstances demeurent donc floues et une enquête est ouverte par les services concernés pour révéler les causes du drame.
A rappeler qu’un accident a eu lieu février 2019 dans des circonstances similaires pas loin du quartier Beni Thour. Ce jour-là, près de 13 enfants, âgés entre 3 et 15 ans, ont été blessés dans l’explosion d’une bombe d’acide chlorhydrique et d’aluminium, confectionnée artisanalement et jetée d’une terrasse pendant que les gamins jouaient dans la rue. Par ailleurs, les services de la Protection civile d’Ouargla sont intervenus, vers 8H20, samedi 27 mars, pour repêcher le corps sans vie d’un jeune homme de 32 ans, tombé dans une bouche d’égout au niveau du carrefour El Djazira, commune de Rouissat.
Le cadavre a été transféré à la morgue de l’EPH Mohamed-Boudiaf d’Ouargla. Les autorités sécuritaires ouvrent une enquête pour déterminer les circonstances de ce drame. n