Par Bouzid Chalabi
Après la livraison, le 18 août dernier, de la station de dessalement d’eau de mer de Palm Beach, dans la commune de Staoueli (ouest de la capitale), d’une capacité de 7 500 m3/jour, c’est au tour de celle de Aïn Benian, produisant 10 000 m3/jour, d’être inaugurée samedi 18 septembre.
En somme, les prévisions d’une amélioration de l’alimentation en eau à partir de ressources non conventionnelles du Grand-Alger sont sur la voie de se confirmer puisque d’autres stations sont à la veille d’être livrées.
Selon un communiqué de la Société des eaux et de l’assainissement d’Alger (Seaal), la station d’Aïn Benian, qui a été inaugurée par le ministre des Ressources en eau Karim Hasni, sera d’un grand apport en matière d’offres. En effet, toujours selon cette même source, elle participe au renforcement de l’approvisionnement en eau des communes de Zéralda, Mahelma, Staouali, la ville nouvelle de Sidi Abdellah, ainsi qu’une partie de la commune de Souidania. Ainsi il ne serait pas trop tôt d’avancer qu’à partir de ces deux livraisons de station de dessalement dans l’attente d’une troisième, une grande partie de la population de l’ouest de la capitale va connaître un début de soulagement en matière de distribution d’eau potable après quatre mois de restriction drastique. Ce faisant, qu’en est-il pour la banlieue Est de la capitale ? Aux dernières nouvelles, les travaux des stations de dessalement implantés dans les localités de Bateau cassé (commune de Bordj El Kiffan) avec une production de 10 000 m3/jour, El Marsa, 60 000 m3/j et Corso ( Boumerdès) 80 000 m3/j sont en voie d’achèvement. Ce qui veut dire que les restrictions de distribution à l’est de la capitale vont se poursuivre mais à un degré moindre. Comment ? Selon le ministère des Ressources en eau, 7 puits artésiens sont entrés en production depuis qu’ils ont été raccordés au réseau électrique (du 9 au 12 septembre 2021). Pour le détail, à Sidi M’hamed (3) et Chaïbia (1) relevant de la circonscription de Birtouta, 3 puits à Ouled Chbel, 2 dans la circonscription de Baraki (Menasria et Baraki) et un seul puits à Sidi Moussa.
On apprend également de cette même source la relance du projet de réalisation de la station de dessalement de Fouka (Tipasa) de 300 000 m3/jour qui devra garantir une autonomie en matière de ressources en eau pour la capitale. De plus, dans ce sillage, il faut croire que par le biais de l’entrée en production des nouvelles stations dont la production globale viendra s’ajouter à celle de la grande station du Hamma, l’approvisionnement de la capitale ne dépendra que de 25% des eaux de surface. Autrement dit, ne plus trop dépendre des eaux issues des barrages dont le remplissage relève étroitement des précipitations atmosphériques de plus en plus en déclin ces dernières années. Comme c’est le cas, cette année, mais avec beaucoup plus de gravité car dans de nombreux barrages la cote d’alerte a été atteinte. En clair, l’offre devenant très inférieure par rapport à la demande. Devant cette situation, les autorités compétentes ont mis en œuvre un programme d’urgence d’alimentation en eau potable et dont les populations en ont pâti du fait de son côté drastique pendant tout l’été. <