Ça se précise de plus en plus, le vaccin anti-Covid ne sera pas disponible en Algérie d’ici la fin de ce mois de janvier. Les hésitations multiformes des responsables du secteur de la santé dans leurs interventions médiatiques de ces derniers jours ne font que confirmer cette « tendance ». Le dernier en date est le Professeur Lyes Rahal, un des membres du Comité scientifique du suivi de la pandémie de la Covid-19. Lors de son intervention, hier, au forum du quotidien « Echaâb », il a réitéré le même discours que ses collègues dont les interventions, ces dernières semaines, sont quasiment identiques. Pas de date précise pour la réception des vaccins, si ce n’est le vague « fin du mois de janvier », et le tout enjolivé avec « tout est prêt pour la campagne de vaccination » et « l’Algérie a une grande expérience dans ces opérations ».
Ces « copier-coller » dans la communication officielle deviennent, au fil des jours, sans effets et même au désavantage des représentants du secteur de la santé. A ce jour, il n’y a toujours pas de traces tangibles du vaccin russe, ni de celui attendu de la Chine, encore moins de celui annoncé en provenance de la Grande-Bretagne.
Si d’ici le 31 janvier, donc dans moins d’une semaine, le Spoutnik 5, ou ceux des laboratoires Sinopharm et AstraZeneka, ne sont pas au rendez-vous (le contraire serait donc une surprise), les conséquences ne tarderont pas à se « manifester ».
Il n’est pas question de santé des citoyens ou de combat contre la pandémie, mais l’importance est d’une autre dimension. Ce sera un échec pour les deux ministères, de la Santé et celui de l’Industrie pharmaceutique. Ce sera également un revers pour le Premier ministre qui n’aura pas su gérer cette crise (annoncée pourtant depuis belle lurette) de la disponibilité des vaccins. Et enfin, ce sera un désaveu pour la Présidence, puisque l’ultimatum de la fin janvier avait une seule source : Abdelmadjid Tebboune.
Finalement, s’il fallait donner une date limite pour le remaniement gouvernemental annoncé, ce sera sans aucun doute celle du 31 janvier.