En deux rencontres, les U20 de l’équipe nationale n’ont pas montré grand-chose dans le tournoi de l’UNAF2020 qu’abrite la Tunisie du 15 au 27 décembre. Un nul (1/1) sans relief face à la Tunisie pour commencer et une défaite (1/0), étriquée mais logique, infligée par le Maroc lors de la seconde sortie. Des résultats qui compromettent, d’une manière très significative, la qualification à la CAN-2021 de la catégorie qu’organisera la Mauritanie du 14 février au 14 mars à venir. Sur cet échec, quasi-assuré avant d’affronter la Libye cet après-midi (14h), le driver de l’EN Saber Bensemaïn avance des explications liées à l’aspect organisationnel. Surréel!

Décidément, le complotisme est la première parade en Algérie pour justifier toute forme de faillite. Nos espoirs ont – malheureusement – connu celle footballistique en terre tunisienne ne réussissant à prendre qu’une seule des 6 unités en jeu lors des deux premiers tests. Le tout en ne parvenant pas à aligner 3 passes. Ce qui fait que la responsabilité du driver est concrètement engagée car il n’a pas réussi à mettre en place un vrai dispositif ou ne serait-ce qu’un semblant de projet de jeu pour préparer le tournoi.

Crime d’intentions
A entendre le sélectionneur parler, on éprouve presque de la pitié pour un homme qui a échoué dans la mission qui lui a été confiée. A savoir : bâtir une équipe capable de lutter pour l’une des deux places qualificatives pour la prochaine CAN « espoirs ». Après le revers infligé par les « Lionceaux de l’Atlas », Bensemaïn a indiqué, au micro d’Arriyadia TV, que : « c’est un match de football et que la meilleure équipe gagne. Mais pourquoi faire ça à des jeunes catégories ? S’ils (les organisateurs) avaient voulu qu’on joue un vrai match de football, ils ne nous auraient pas fait jouer sur une pelouse comme celle-là. Leur intention n’était pas bonne.» Certes, le terrain du stade Chedly Zouiten était à la limite du praticable. Mais les deux adversaires ont joué sur la même surface et un seul a pu glaner les trois points qui étaient en jeu sur le rectangle pas très vert ni bien homogénéisé. A partir de là, on peut penser que cela pouvait porter préjudice. Néanmoins, une équipe qui souffre de la qualité de l’aire de jeu est celle qui en produit. Et ce n’est franchement pas le cas pour notre sélection.

Libye – Algérie quasi-anecdotique, mais ça râle
La production n’était pas le fort de Bekkar et consorts sur la première rencontre face aux Tunisiens bien qu’ils avaient joué à l’antre de Rades dans de conditions optimales. «Je n’ai rien à dire sur les aspects tactiques. Les deux équipes ont joué les balles longues vers l’avant en espérant se créer une demi-occasion de but », a répercuté Bensemaïni en analysant, d’une manière minimaliste, le duel Algérie – Maroc. Le raccourci a été pris et la raison de la déroute toute trouvée. Mais ceux qui ont vu le rendement collectif de Mohamed El-Bachir Belloumi & cie lors des deux premières journées de la compétition savent qu’il n’y a aucun fond de jeu. Pour ce qui est de la troisième explication, prévue cet après-midi (14h) et qui la mettra aux prises avec les Libyens, « El-Khadra » U20 avait formulé une demande pour décaler la partie et la délocaliser à Sousse ou à Monastir pour pouvoir se produire sur un terrain en meilleur état. Un excès de victimisation pour une rencontre presque anecdotique sachant que la messe africaine s’est éloignée après l’entame ratée de la campagne régionale. n