Le taux de réussite à l’examen du baccalauréat 2018 a atteint 55,88%, a annoncé hier la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit. Un taux en léger recul par rapport au 56,07% de l’année passée, alors qu’en 2016, il n’était que de 49,79%.

Les résultats peuvent être consultés aujourd’hui à partir de 20H sur le site de l’Office national des examens et des concours (Onec) http://bac.onec.dz au niveau des établissements scolaires ou par SMS en composant le *567#, a rappelé la ministre. Selon cette dernière, le taux de réussite au bac cette année est conforme à la tendance des dix dernières années, oscillant entre 40 et 60%. Ce qui constitue une progression par rapport aux vingt années précédentes lorsque ce taux était de 20 à 30%, note la première responsable du secteur, avant de conclure que « le taux de réussite au baccalauréat est en train d’avancer ».
Pour rappel, le nombre global d’élèves qui ont passé l’examen du baccalauréat était de 709 448, dont 40% de candidats libres. Au classement des filières, les mathématiques viennent en tête de cette session 2018 du bac avec un taux de 78,61%, suivies des sciences expérimentales avec 59,06 %, les langues étrangères avec 56,06 %, la gestion et économie avec 47,18% et enfin la filière lettre et philosophie avec 47,08%.
Même si elle a été nettement de moindre ampleur que les années précédentes, la fraude s’est de nouveau affichée durant le bac 2018. «Nous avons enregistré 714 cas de fraude et les enseignants ont pu, durant les corrections, dégager 858 copies répétitives », a fait savoir Mme Benghebrit. C’est dire que la coupure d’Internet avant chaque épreuve n’a pas suffi à dissuader de nombreux fraudeurs à se manifester lors du bac 2018.

Les préinscriptions à partir du 26 juillet
La période des préinscriptions et inscriptions définitives des nouveaux bacheliers, au titre de la prochaine rentrée universitaire, s’étalera du 26 juillet au 16 septembre prochain, selon le calendrier établi par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Une opération qui se déroulera en 4 phases, a-t-on précisé. La première phase est prévue du 26 juillet au 7 août et sera consacrée à l’exploitation des résultats du bac et la détermination des moyennes nationales minimales pour participer au classement dans certaines filières. Elle comprend la période des préinscriptions, la période de confirmation des préinscriptions, celle du traitement des vœux et la proclamation des résultats des affectations, le 7 août au soir. Parallèlement, le ministère de tutelle organisera des portes ouvertes au niveau des établissements d’enseignement supérieur du 24 au 30 juillet. Pour ce qui est de la deuxième phase, elle aura lieu du 8 au 16 août et comprendra 3 périodes, à savoir celle des confirmations, des réorientations, des tests et des entretiens pour les filières concernées du 8 au 12 août, alors que l’ouverture du portail « hébergement » se fera t du 8 au 15 août. La troisième phase concerne les inscriptions définitives et s’étalera du 2 au 6 septembre. Quant à la dernière phase, elle sera consacrée au traitement des cas particuliers par les établissements de l’Enseignement supérieur du 2 au 16 septembre et concernera les cas exceptionnels et la réouverture du portail hébergement, bourse et transport. Le ministère a ainsi précisé que la date limite du 16 août 2018 clôturera définitivement les inscriptions au titre de l’année universitaire 2018-2019.

Pas de suppression de matières au bac
La ministre de l’Education nationale a déjà affirmé que la refonte du système de l’éducation dans sa totalité n’est pas à l’ordre du jour. Le secteur fait l’objet de réaménagement du système des examens nationaux, a-t-elle précisé. Concernant l’épreuve du bac, Mme Benghebrit a aussi évoqué la nécessité d’alléger la période des examens en réduisant le nombre de jours. « La société et nos partenaires sociaux considèrent que cinq jours d’examen sont trop longs et les discussions entre les partenaires sociaux et la tutelle ont porté sur cette solution », a-t-elle déjà souligné. Pour justifier cette démarche, elle a expliqué que les propositions sur le réaménagement de l’organisation du bac portent essentiellement sur la prise en considération du contrôle continu, car, a-t-elle noté, « les élèves de classes terminales désertent les salles à partir de février ».
Concernant la suppression de certaines matières de l’examen du bac, Nouria Benghebrit a tenu à démentir l’information, affirmant qu’aucune matière ne sera exclue de cet examen.
Une déclaration qui a tout d’un démenti apporté à la Coordination nationale des enseignants des sciences islamiques qui s’apprête à observer un sit-in de protestation devant le siège de la tutelle, le 8 août prochain, contre la suppression de la matière qu’ils enseignent de l’examen du bac. Le dossier relatif au réaménagement des examens est au niveau du gouvernement et «dans le cas où on aura une réponse favorable, le contrôle continu sera effectif à partir de l’année prochaine», a indiqué la ministre.
S’agissant des examens de la cinquième et celui du Brevet d’enseignement moyen (Bem), la ministre a déjà exclu la possibilité de les éliminer.
Elle a formulé des propositions pour la 5e. « Il s’agit d’avoir un indicateur qui va nous permettre de garder le caractère préparatif avec des déclinaisons locales et des sujets en fonction des wilayas », a-t-elle considéré.