Les malades du coronavirus à l’hôpital de Biskra, meurent de soif, asphyxiés par la chaleur, et dans des conditions d’hygiène épouvantables, sans la moindre assistance et baignant dans leurs matières fécales. C’est ce qu’affirme un docteur en sociologie dans une vidéo qui fait le buzz sur la toile et qui a suscité l’indignation des internautes. Ces derniers étaient nombreux à réagir et à faire part de leur colère.

Sur les réseaux sociaux, le Dr. Charaf Eddine Choukri, (image: capture écran de la vidéo) dénonce, en larmes et en colère, dans une vidéo de 34 minutes, postée mercredi soir et partagée des centaines de fois, en arabe dialectal,  les conditions dans le service d’hospitalisation des malades du Covid19. Il accuse directement et clairement, le responsable de la santé de génocide envers les malades du coronas, admis à l’établissement public hospitalier ‘Hakim Saadane’.

Alors que les températures dépassent, en cette en ce moment, les 50 degrés sous l’ombre, les salles du service étouffent et les malades suffoquent.  « Sans eau, sans climatisation ni ventilation, les malades trainent en boxer et dorment à même le sol avant qu’ils succombent sur leurs matelas brulants, seuls sans assistance. » est le témoignage glaçant du Dr.Choukri dans cette vidéo, largement diffusée sur facebook et qui a dépassé les 680 partages et 100 milles vus, en quelques heures.

« On est dans un état de guerre au sens propre du mot. » à t-il lancé. Puis il ajoute : « L’hôpital est devenu un ‘’ghetto’’ ou on tue ‘involontairement’ les malades couronnés (…) la soif et la négligence, selon lui, sont les causes des décès et non pas le Covid19, pas a 100%. »

Le sociologue a appelé, à la fin de la video, les autorités et les personnes aisées de la ville a fournir des fontaines fraîches et à faire fonctionner la climatisation dans les services d’hospitalisation surtout que la région, enregistre en cette période de l’années les températures des plus élevées de la planète, selon lui. « Les malades admis au service de Covid19 à l’EPH de Biskra, meurent de soif et de chaleur. Dans une région ou les températures dépassent souvent les 50 degré en été,  il est insensé d’interdire la climatisation et laisser mourir les malades de chaleur et de déshydratation. » répète-t-il.

« Biskra, en cette période d’été,  enregistre les plus hausses températures a l’échelle mondiale. Comment donc laisser des gens malades, soufrant de fortes fièvres dans une chaleur extrêmement élevée et sans moyens de se rafraîchir ?! » s’interroge t-il.

Malgré que l’OMS n’a jamais prouvé que la transmission des virus par voie aérienne était possible, excepté quelques conseils donnés dans un guide de recommandations publié en mars dernier, tous les services de covid19, à travers le Sud, sont privés de climatisation et vivent dans des conditions infernales, ce qui explique peut être le taux de mortalité en hausse exceptionnelle,  depuis le début de la période de chaleur, notamment dans les régions du Sud.

Le sociologue a également évoqué,  le problème de la mise sous chloroquine tous les sujets hospitalisés même s’ils ne présentent pas de symptômes s’apparentant à une contamination au Covid19.  Le traitement,  est selon lui attribué d’une manière abusive et sans contrôle ni suivi en évoquant le cas de son cousin, décédé avant-hier juste après avoir ingéré du phosphate de chloroquine. « Les malades ne sont pas assistés surtout la nuit. Ils sont livrés à eux-mêmes. Certains,  meurent la nuit et restent dans leur lit jusqu’au lendemain », révèle t-il avec amertume.  Il déclare que plus de 90% des malades,  ne meurent pas du coronavirus. La majorité des tests qui proviennent des jours après le décès, s’avèrent négatifs. Ce qui laisse à s’interroger sur le motif réel du décès.

 Ghellab Chahinez