PAR NAZIM B
L’étudiant Abdenour Aït Saïd et d’autres manifestants arrêtés lors de la marche de vendredi ont été remis en liberté hier après avoir été présentés devant le Procureur général près le Tribunal de Sidi M’hamed.
Le Comité national pour la libération des détenus (CNLD) a indiqué que l’étudiant a été mis sous contrôle judiciaire. Indignés par l’arrestation de leurs camarades de promotion Aït Saïd, des étudiants en master de la faculté des sciences biologiques de l’USTHB ont menacé de boycotter les examens. Cette libération a été suivie par celle de Youcef Abdessamai et de Nabil. Ce dernier comparaîtra cependant le 28 avril prochain, selon la CNLD. S’ensuivit, vers 17H50, la libération de Lamouri Boulamidi à la grande joie des personnes qui s’étaient rassemblées depuis la matinée devant le siège du Tribunal pour apporter leur soutien et leur solidarité aux jeunes arrêtés. Vers 18H20, le procureur a décidé de libérer également Hamza Boulahia, alias Hafs Elhilali. A l’heure où nous mettions sous presse, les présents attendaient la libération de Mohamed Tadjadit.
Les arrestations enregistrées lors du 110e vendredi de la mobilisation populaire ont suscité des réactions de désapprobation. « Aujourd’hui, vendredi à la 110e marche pacifique du Hirak, qui s’est déroulée dans plusieurs wilayas, pour imposer leur feuille de route autoritaire et leur agenda électoral des législatives, les autorités ont eu recours à des dizaines d’interpellations dans plusieurs wilayas », avait indiqué la LADDH dans un communiqué. L’association RAJ a, quant à elle, déploré « plusieurs arrestations ont été enregistrées dans plusieurs wilayas du pays, notamment à Alger, après la fin de la manifestation », appelant les autorités à abandonner « le recours à la répression ». n