Le rassemblent auquel ont appelé le Syndicat national autonome des travailleurs de l’électricité et du gaz (Snateg) et le Syndicat national autonome des personnels de l’administration nationale (Snapap) affilié la Confédération générale autonome des travailleurs en Algérie (CGATA) n’a pas pu avoir lieu.

Le sit-in programmé à la Grande poste à Alger-Centre a, en effet, été avorté par les forces de l’ordre.
« Des policiers ont arrêté et renvoyé de Caroubier des syndicalistes avant qu’ils n’arrivent à Alger-Centre », rapporte Nabil Ferguenis, porte-parole du Snapap. Tandis que d’autres syndicalistes, à l’image de Raouf Mellal, président du Snateg, Meriem Meghraoui, SG du même syndicat, et d’autres membres du bureau national du Snapap ont été conduits au commissariat de Cavaignac à Alger-Centre, avant qu’ils ne soient relâchés vers 16h, ajoute notre interlocuteur.
A travers ce rassemblement, les deux syndicats voulaient manifester leur rejet de privatiser les entreprises publiques, alors que le Président de la République Abdelaziz Bouteflika a pourtant adressé une lettre aux membres de son gouvernement dans laquelle il leur demande de subordonner tout partenariat à son accord préalable. Mais pour le porte-parole du Snapap, « le Président n’a pas annulé ce qui a été signé dans la Charte de partenariat public-privé signé par le Premier ministre Ahmed Ouyahia, le président de la centrale syndicale Ugta, Abdelmadjid Sidi Saïd et les présidents des organisations patronales. Donc ce projet pourra être relancé à tout moment. »