Une fois n’est pas coutume, la librairie Média-Plus a réuni deux auteurs pour une dédicace commune. Yacine Loutari avec «Un rêve arrêt», et Allaoua Daksi «Daksi, à cœur ouvert» ont animé la vente-dédicace du jour.

Loutari d’abord, un journaliste «fraîchement à la retraite» de l’APS, tiendra-t-il à préciser, a pondu son premier roman après un long chemin dans les dédales de la presse, du défunt hebdomadaire « El Hadef », au bureau de l’APS de Constantine, en passant par une parenthèse au cabinet du wali de Batna. Son imagination débordante d’un journaliste « pluridisciplinaire », le conduira sur les itinéraires tortueux d’un jeune homme, au lendemain de l’Indépendance, qui perdra toute notion de logique et de bon sens à la mort prématurée de son petit frère. Le roman de Yacine Loutari se lit comme un thriller et nous fait trépigner d’impatience en attendant le second roman que l’auteur nous promet pour bientôt.
Allaoua Daksi, dont la biographie est aussi fourni qu’un … roman, qui occupera divers fonctions dans l’administration et le sport, nous prend par la main et nous guide vers l’histoire de sa famille. Une famille de révolutionnaires, où tout commencera par des mots susurrés à son oreille : «Ecoute, si jamais je ne rentre pas un soir, tu diras à ma mère que je suis parti au maquis. » Les derniers mots prononcés par ses frères à l’entame de leur parcours sous la bannière du FLN et dans les rangs de l’ALN.
Allaoua aussi rejoindra « el khaoua » au sein de la Fédération de France où il retrouvera l’un de ses frères. Entre-temps, Abdesselem mourra en martyr dans la zone de Skikda. « A cœur ouvert » se veut une biographie d’une famille de révolutionnaires, avec des préfaces du professeur et ministre Yahia Guidoum et Abdelaziz Rahabi et une présentation du sportif et tout autant ministre que ceux cités auparavant.