Sur les traces de son prédécesseur, le tout nouveau ministre du Commerce n’est visiblement pas venu pour mettre un frein à la démarche d’un département qui ne cesse de renforcer la liste des produits interdits à l’importation.

Saïd Djellab a annoncé que les nouveaux produits concernés par cette interdiction, que Mohamed Benmeradi avait évoqués une dernière fois, sans les nommer, le jour même de son éviction, seront connus prochainement. C’est dire que, plus que le parachèvement et la mise à exécution d’un projet élaboré sous la houlette de l’ex-premier responsable du secteur, c’est une opération dont il pourrait bien être l’artisan principal, que l’ancien directeur général du commerce extérieur au ministère du Commerce est en train de finaliser maintenant qu’il se retrouve aux commandes du secteur. Ceci d’autant que Saïd Djellab a été impliqué de près dans les mesures prises par le gouvernement et par le département dont il a la charge aujourd’hui, visant à encadrer le commerce extérieur. Il en a même été le meneur en grande partie, avec la conviction et l’abnégation avec lesquelles il se devait d’assumer ses responsabilités. Autrement dit, les interdictions d’importation ne lui sont pas étrangères, encore moins une nouveauté pour le ministre du Commerce fraîchement nommé et, dans ce sens, la nouvelle liste qu’il a annoncée pour « prochainement» viendra, en fin de compte, s’inscrire dans un processus que ce dernier aura activement contribué à mettre en place et aussi à diriger.
Un processus bien assimilé donc et dont la poursuite avait d’ailleurs été mise en exergue et assez explicitement avouée par M. Djellab dès son installation dans son nouveau poste, il y a quelques jours, lorsqu’il avait déclaré que le premier dossier qu’il ouvrira sera celui de la rationalisation des importations et l’encouragement de la production nationale dans le cadre de la politique du commerce extérieur de l’Algérie.