Dans le cadre des activités de l’Association art-culture protection du patrimoine musicale oranais (ACPPMO) une célébration du 24e anniversaire de l’assassinat du rossignol du raï Cheb Hasni est annoncée sous le slogan « Hasni, tu resteras toujours dans nos cœurs ».

L’événement musical se déroulera du 20 au 29 septembre prochain au niveau du Palais des Sports de M’dina J’dida. Ce grand hommage sera clôturé par un mégaconcert musical de 14H à minuit, avec la participation d’une pléiade d’artistes algériens et maghrébins. Une armada de journalistes locaux et étrangers seront invités pour la couverture médiatique de cet hommage. Hasni Chekroune, dont le théâtre de verdure porte son nom, a été lâchement assassiné un certain jeudi 29 septembre 1994 devant sa maison familiale, par un groupe de terroristes dont l’un est surnommé « Ould Roumia », qui a été arrêté quelques mois après. Selon son entourage, Hasni, qui a longtemps été contre l’idée de quitter le pays, après la série d’assassinats visant les artistes et les intellectuels, notamment Abdelkader Alloula, tué par balle durant le Ramadhan de la même année, avait pris ce jour-là la décision d’aller s’installer en France, mais son destin a voulu qu’à l’âge de 26 ans, son sang coule sur la terre qu’il n’a pas voulu quitter. Hasni était un joueur de foot, il a commencé à l’âge de 9 ans avec l’ASMO. A 15 ans, il s’est blessé et est resté à l’hôpital plusieurs semaines. De retour sur les terrains, son poids avait augmenté, et malgré les encouragements des entraîneurs, il n’a pas pu continuer son parcours sportif. En 1986, Hasni Chekroune enregistre sa première cassette avec la maison d’édition Saint-Crépain et dans laquelle il interprète trois chansons en duo avec la chanteuse de raï Chaba Zahouania. Chanteur adulé par la jeunesse en Algérie, Cheb Hasni aime chanter l’amour.
Il est l’auteur de plus de 150 albums en 8 ans. Son assassinat reste à ce jour une énigme. Néanmoins des soupçons se sont portés sur un réseau d’islamistes radicaux. L’année suivante, le 15 février 1995, ce sera au tour du producteur de raï Rachid Baba Ahmed d’être assassiné dans le même contexte.
Sa mémoire reste très vivace chez la jeunesse algérienne, des deux rives de la Méditerranée. Il laisse derrière lui l’image d’un homme martyr et l’idole de toute une génération.