La production algérienne est à l’honneur au Palais des expositions de la Safex où près de 500 opérateurs représentant plusieurs secteurs industriels sont allés planter le décor de leurs produits, à l’occasion de la Foire de la production algérienne.

Entreprises publiques et privées s’y partagent à une immense superficie d’exposition à travers de stands qui mettent en évidence leur savoir-faire, leur réalisations et leurs ambitions reconsidérées et mises en adéquation avec la situation économique du pays, exigeante plus que jamais auparavant vis-à-vis du producteur algérien, aussi bien sur le registre de l’amélioration de l’ offre-produit, de son renforcement que sur celui de diversification. La manifestation des Pins maritimes intervient à la fin d’une année 2017 qui a été marquée, beaucoup plus que ses devancières, par un débat et des réflexions ininterrompus autour de l’obligation faite aux opérateurs locaux de relever le défi industriel en cette période de crise et de réduction des importations et d’ouvrir la voie au label local pour subvenir à la forte demande nationale et faire de la réduction des importations une réalité qui ne saurait être réellement réjouissante à travers une comptabilité à plusieurs milliards de dollars d’économie. Sinon, cela servirait réellement à quoi que de fermer la porte à plusieurs produits, en les soumettant à l’inefficace système des licences d’importation, pour laisser encore plus ouvert l’immense portail qui permet à d’autres produits d’alourdir davantage leur facture en monnaie forte. Ceci dit, cette obligation risque de ne pas être assimilée, ni appliquée, à sa juste valeur, si l’on continue, à chaque occasion, de considérer, haut et fort, l’exportation comme partie intégrante du défi face auquel se trouve confrontées aujourd’hui les entreprises nationales. Certes, l’objectif de toute entreprise économique consiste en premier lieu à gagner de l’argent et à soigner constamment son chiffre d’affaires. Et dans le cas de la quasi-totalité des entreprises algériennes, cet objectif n’a sans doute pas besoin de brûler les étapes et de mettre le cap sur l’export avant d’avoir satisfait un marché local à reconquérir. Ou à conquérir dans bien des cas.