Le Centre culturel universitaire (CCU) d’Alger a organisé, avant-hier jeudi, un ftour réunissant la communauté religieuse chrétienne, des étudiants ainsi que des amis du centre. Cette rencontre conviviale a eu lieu à l’occasion de l’anniversaire de la « Journée internationale du vivre ensemble en paix » qu’on fête tous les 16 mai de l’année à l’initiative de l’Algérie et de son inspirateur, le guide spirituel de la confrérie Alawiya, Cheikh Khaled Bentounès. Elle a été marquée par une ambiance chaleureuse et de partage entre les convives. Par ailleurs, la Maison diocésaine d’Alger a lancé, durant la soirée de jeudi, la première édition du festival «interculture », un évènement caractérisé par plusieurs activités et animations culturelles. La soirée a commencé par une prestation de la chorale de l’association El Chams, une formation « qui a choisi l’art comme langage de paix et soutien aux personnes en difficultés », a déclaré son chef. Ses interprètes ont chanté la paix en algérien dialectal, en arabe classique, en kabyle, en français et en anglais.
L’Archevêque d’Alger, Monseigneur Paul Desfarges, a estimé que la soirée de 16 mai, qui réunit des personnes des quatre coins du monde, est un «bon signe » qui reflète la volonté des uns et des autres pour vivre ensemble. Il a affirmé que « la différence de race, de culture et de religion est une richesse ». Il a saisi cette opportunité pour rappeler aux présents le message de « fraternité humaine » signé en février dernier par le Pape François et l’imam d’el Azhar, Ahmed Tayeb. « Tous les humains sont frères, peu importe leur religion et leur culture», a-t-il souligné. Pour lui, « les religions sont très importantes pour propager la culture et les valeurs de la paix dans le monde ». n