Le sélectionneur national Djamel Belmadi a évoqué le sujet mercredi passé. Brièvement. La performance d’abord, la récompense après. L’EN aspire à signer la 5e qualification de l’histoire en Coupe du Monde. Un rêve qui a aussi un prix tant la FAF s’est entendue à verser une coquette somme aux « Fennecs » qui prendront part à la campagne qualificative selon un barème pré-établi, comme le driver d’«El-Khadra » a tenu à le préciser, sans réticence.

Par Mohamed Touileb
Le premier responsable de la barre technique de l’Algérie a insisté sur le fait que « l’aspect financier ne sera jamais un problème. Je serais garant de tout ça. Les choses doivent se faire dans la tranquillité. Tant que je serais là, il n’y aura pas de problèmes avec ça (les primes). Je ne le dis pas parce que je pense avoir de l’emprise mais parce que je sais que mes joueurs sont dans le même état d’esprit que moi. »

Le barème établi sans problèmes
Il faut dire que quand il s’agit de récompenses pour les performances, notamment en Afrique, on a pris connaissance de nombreux scandales. Particulièrement chez les grandes sélections qui renferment des joueurs de renoms comme le Nigéria et le Cameroun, le Ghana voire la Côte d’Ivoire. Pour ce qui est de notre équipe nationale, cet aspect n’a jamais vraiment posé problème que ce soit du temps de Mohamed Raouraoua, où l’argent coulait à flot, lors de l’ère Kheireddine Zetchi et même pour le début de mandat de Charaf-Eddine Amara.
D’ailleurs, Belmadi n’a pas manqué de rappeler que « pour la CAN 2019, nous n’avions pas de prime de match et nous avions appris le montant de la prime de qualification dès que l’on s’est qualifié » non sans indiquer que « Juste avant la CAN 2019, l’histoire des primes s’est réglée en 10 minutes chrono. Dans certains pays africains, c’est souvent des chantages qui sont utilisés. Même pour des matchs amicaux.»
Ainsi, pour ce qui est des décisives et cruciales qualifications pour le Mondial 2022, tout a été ficelé. Un barème a été établi en fonction des matchs joués, du calibre de l’adversaire et de l’enjeu. Il est clair qu’un succès contre Djibouti à domicile ne vaut pas autant qu’une victoire face au Burkina Faso loin des bases ou lors des l’éventuel double-match barrage programmé en mars prochain.

Un pactole qui peut atteindre 120.000 euros
Par ailleurs, on a appris d’une source sûre que les trois points décrochés jeudi après avoir surclassé les Djiboutiens valent 5000 euros. Pour les détails de la facture globale, on note que seuls les joueurs qui ont pris part à quatre stages et joué la totalité des matches, c’est-à-dire les 8 sorties
(6 matchs du groupe et les 2 des barrages) dans les « qualifiers », vont empocher la totalité des gains, soit 120.000 euros chacun.
La FAF et les cadres de l’équipe se sont entendus sur un barème qui stipule que tout international ayant participé à un seul stage (soit deux matchs) touchera une prime de 30 000 euros en cas de qualification. Cette prime sera doublée pour les joueurs qui ont participé à deux stages (4 matchs), et triplée pour ceux qui ont été appelés pour au moins trois stages (6 matchs).
Tout cela reste très correct. D’autant plus que Belmadi a insisté sur le fait que ses protégés sont « des professionnels et doivent bien avoir quelque chose en retour. Il y a du mérite », non sans insister sur le fait que « le président de la FAF s’est réuni avec les cadres de l’équipe à ce sujet. Quant à moi, je n’étais pas présent. Cela se fait dans la tranquillité et surtout pas dans l’exagération.» Maintenant place au terrain et la deuxième rencontre déjà cruciale prévue demain (20h) au Grand Stade de Marrakech Maroc) contre le Burkina Faso, l’autre sérieux prétendant à la qualif’ dans le groupe «A» que complètent le Niger et le Djibouti.