Après deux mois de confinement, la situation demeure empreinte d’incertitudes. Le mois de Ramadhan aura constitué une parenthèse qu’il faudrait vite oublier. Bien que la discipline ait été un tant soit peu respectée notamment en concédant la fermeture des lieux de culte très fréquentés en ce mois sacré, il faut dire qu’un relâchement a été malencontreusement constaté notamment dans les espaces dédiés au commerce ou bien durant les périodes de l’après ftour. Les recommandations n’ont été que partiellement respectées suscitant une certaine déception notamment chez la majorité qui prend toujours son mal en patience en attendant la sortie de crise. Il devient urgent de faire respecter des mesures qui si elles avaient été respectées auraient probablement donné un meilleur résultat que celui dont on assiste tous les jours la peur au ventre. Des bilans qui auront démontré le peu d’évolution d’une situation sanitaire qui demeure fort heureusement stable. Il ne servirait évidemment à rien d’espérer une amélioration de la situation alors que les mesures élémentaires sont bafouées de façon ostentatoire par certains irresponsables ou inconscients. Il est évident que le déconfinement ne pourrait être entamé qu’à travers un processus particulièrement scruté avec un contrôle rigoureux des mesures. Le relâchement constaté durant le mois sacré n’aura pas été un signe encourageant pour passer vers la phase d’assouplissement souhaitée par le plus grand nombre. Les pays de l’Europe fortement frappés par la pandémie ont entamé des processus de déconfinement progressifs qui ne sont pas, il faut le concéder, des modèles à suivre. Les réalités socio-économiques étant différentes, il faudrait prendre en compte ses propres spécificités pour entamer le retour « à la normale ». Les Algériens à l’instar des peuples de beaucoup de pays dans le monde sont éreintés par une situation de confinement inlassablement longue et dont les perspectives restent encore peu visibles. La contrainte économique et sociale semble vouloir de plus en plus imposer sa froide réalité. Il faudrait désormais trouver un équilibre entre les exigences sanitaires et les besoins pressant en matière économique.