Les éditions Necib viennent de sortir un petit ouvrage pédagogique et ludique sur la pandémie du coronavirus et les bouleversements qu’elle a occasionnés dans la vie des gens partout dans le monde. Signé Sassia Nacib, «un ennemi universel insidieux, le Covid» se présente comme un cahier de soixante-huit pages destiné en particulier aux enfants et au jeune public. C’est en fait une bande dessinée avec des textes et des dessins qui retracent «les différents étapes d’un mauvais souvenir vu sous un angle humoristique», indique son auteure. Si la pandémie est encore loin d’être un souvenir et qu’on parle aujourd’hui de 4 ou de 5ème vague selon les pays touchés, il est agréablement dédié à «nous tous, peuples de la Terre, qui avons été confrontés à ce fléau microscopique mais aux effets dévastateurs planétaire». Il ne perd pas non plus de son humour. S’il présente des situations qu’on ne connait pas encore en Algérie comme l’obligation du pass sanitaire afin d’obliger le plus grand nombre de gens à se faire vacciner, il ne perd rien de sa valeur instructive et éducative. Ce petit ouvrage, en effet, peut très bien servir aux enseignants de langue françaises dans les petites classes d’apprentissage dans notre pays et les inciter dans un langage d’accès facile à imaginer des situations ou des dialogues sur la façon dont ils perçoivent la crise sanitaire chez nous. Il peut très bien être utilisé comme un moyen textuel et visuel de sensibilisation au respect des gestes barrières comme le port du masque dans les écoles, les jardins d’enfants ou les espaces publics. Cerise sur les gâteaux, mêmes les frères Dalton, célèbres personnages et éternels adversaire de Lucky Luke du nom de la même BD de Morris et Goscinny, sont convoqués pour un détournement où ils découvrent à l’attaque d’une banque qu’ils ne sont pas les seuls à porter une bavette sur la bouche… <