Un sommet environnemental international virtuel, organisé par le président américain, est programmé pour jeudi et vendredi prochains. Un événement important à suivre, à défaut d’y participer concrètement. Il y a d’abord les objectifs du sommet dont le plus important sera la lutte contre le changement climatique. La nouveauté, en version US, consiste en deux points. Le premier est la banalisation du virtuel dans les rencontres mondiales. Pandémie oblige, les visioconférences deviennent dorénavant une norme pour tout le monde. Un changement à ne pas négliger de par l’impact qu’il va avoir sur tous les pays et tous les secteurs.
L’autre nouveauté US est l’approche radicalement opposée que semble prendre l’administration américaine actuelle par rapport à la précédente. L’«athéisme» du climatosceptique qu’a été Donald Trump est remplacé par l’activisme affiché de son successeur. Dès son investiture Joe Biden avait annoncé la couleur. Quelques heures après sa prise de fonction, le président américain avait signé un décret portant sur le retour des États-Unis dans l’accord de Paris sur le climat. Un virage politique majeur salué par les défenseurs de l’environnement de par le monde et qui ressuscitait les espoirs suscités par la rencontre de 2015. Six ans déjà depuis la fameuse conférence de Paris sur les changements climatiques (COP21) dont l’accord avait été approuvé par l’ensemble des 195 délégations présentes ! L’Algérie semble bien loin du sujet, mais pourtant elle aurait pu être un élément clé dans tout ce qui s’est passé depuis. Pourquoi ? Tout simplement parce que le co-président du comité de négociation de l’Accord de Paris n’est autre qu’un Algérien, et pas des moindres. C’est Ahmed Djoghlaf qui avait permis à ce que cette rencontre internationale soit une réussite mondiale pour tous les défenseurs de l’environnement. Des efforts qui ne pouvaient qu’aboutir au résultat obtenu, puisque l’expert algérien connaissait très bien le terrain. C’est que Ahmed Djoghlaf a été, durant 7 ans (de 2005 à 2012), secrétaire exécutif de la CDB (Convention sur la diversité biologique) avec le statut de sous-secrétaire général de l’ONU. Rien que ça ! Mais depuis, le néant, quasiment, est au rendez-vous. L’excellent diplomate a disparu de la «scène», et la thématique de l’environnement made in Dz reste encore, et toujours, concentrée sur les campagnes de nettoyage des quartiers.