La pandémie qui touche actuellement près de 3 milliards de personnes à travers le monde continue à susciter inquiétudes et vifs débats entre épidémiologistes, virologues, infectiologues et autres scientifiques. Les Algériens qui suivent avec angoisse ce qui se déroule dans des pays où le système de santé et l’offre médicale sont les plus optimaux dans le monde, sont installés entre scepticisme et autodiscipline. Connaissant nos moyens limités, les Algériens, dans leur majorité, savent qu’il faudrait absolument faire preuve de patience et attendre que la vague passe. Justement, la vague attendue par les pays de l’Europe dans les prochains jours devrait être particulièrement riche en informations sur l’évolution de la pandémie. Des informations qui seront inévitablement utilisées pour savoir comment faire face à une situation nouvelle qui probablement induirait des attitudes nouvelles. La situation dans ces pays occidentaux laisse pour le moins songeur. Le monde semble impuissant face à une pathologie que les scientifiques semblent découvrir et notamment concernant ses capacités de nuisance contre l’humain. Chez nous, les mesures prises par l’Etat devraient, à condition qu’elles soient scrupuleusement respectées, juguler une évolution de la propagation et de fait la limiter. Il s’agit après de suivre l’évolution de la pandémie dans les pays voisins notamment ceux du sud de l’Europe sans qui il resterait invraisemblable de penser à passer au dé-confinement. Il serait encore compliqué d’ouvrir par exemple la circulation aérienne. Il est clair que c’est bien la mobilité de l’homme qui constitue le premier risque de propagation. Et c’est ce mouvement qui pose problème. Avec toutes les possibilités de décupler l’angoisse humaine. Les laboratoires de recherche dans le monde sont déjà en compétition afin de trouver le plus rapidement possible un remède à un virus qui risque de devenir cyclique à l’instar de la grippe saisonnière. Il est indéniable que ce début de l’année 2020 met l’humain face à un véritable défi qui bouleversera, si la pandémie venait à perdurer, les équilibres du monde.