Les conditions ainsi que les critères de sélection des entreprises ou groupements d’entreprises pour l’appel d’offres national et international portant production et distribution de 4 000 mégawatts d’électricité solaire ont été fixés par décret. Ils sont donc au point sur le plan juridique et légal. Elles ouvrent la voie aux candidats à l’investissement dans ce domaine d’activité de l’énergie renouvelable.
Techniquement, le décret en question paraît s’ajouter aux nombreux autres qui codifient et organisent le secteur ainsi que les moyens de s’y impliquer. Politique, c’est assurément un pas de plus que fait le gouvernement en direction d’un secteur d’activité sur lequel beaucoup de choses ont été dites, parmi elles l’attitude selon laquelle l’Exécutif se montrerait rétif voire récalcitrant d’aller vers la ressource non-fossile. Dorénavant, on sait que le renouvelable est un cap que le gouvernement souhaite gagner et les motivations à cela ne manquent surtout pas.
Celles-ci est de nature doctrinaire voire stratégique, dirions-nous : Depuis 2011, date de l’adoption du programme national de développement des énergies renouvelables, on sait que l’objectif visé est d’avoir une production de 22 000 mégawatts d’énergie électrique renouvelable à l’horizon 2030, soit un taux de 37% de la production nationale globale d’électricité.
Elles sont aussi de nature économique et peuvent se lire à travers la dernière déclaration du numéro 1 de Sonelgaz. Mustapha Guitouni, il n’est pas le premier à le faire, vient de rappeler que les Algériens sont de plus en plus énergivores et que leur niveau de consommation a explosé en une décennie ! De quoi inquiéter par rapport aux capacités actuelles du pays et par rapport à l’échec – il ne faut pas se mentir – de toutes les campagnes de sensibilisation à l’économie d’énergie menées depuis le début de la décennie 2000. Mais de quoi considérer aussi que l’alternative est dans la recherche de la ressource impérissable. Or, quoi de plus durable que le solaire !