Le ministre de l’Energie a appelé, hier, les pays membres de l’Opep et leurs alliés à réunir les experts en vue d’analyser les conditions actuelles du marché pétrolier, qui fait face à une situation dangereuse. Il s’agit impérativement de trouver des voies pour permettre de restaurer l’équilibre et la stabilité d’un marché pétrolier, rentré dans une phase de sinistrose. Pour Alger, l’accord trouvé lors de la réunion Opep/non Opep du 6 mars à Vienne pour préserver les mécanismes de dialogue établis par la Déclaration de coopération, est un bon point d’encrage. La situation actuelle du marché, malgré les disparités, ne sert pas les membres du cartel. Dans cette crise profonde qui menace l’existence même de l’Opep, maintenir le dialogue et la communication semble une urgence. Il faudrait chercher le consensus pour une action solidaire pouvant contribuer à stabiliser une situation néfaste. Le marché semble rentré, au cours des dernières semaines, dans un cycle incontrôlé à cause des effets adverses sur l’économie mondiale et la demande pétrolière, impactée sévèrement par l’épidémie de coronavirus. Le bras de fer sourd entre certains acteurs énergétiques n’est pas pour arranger les choses.
La diminution de la production afin de réduire les stocks actuels semble une voie urgente, afin de mettre fin à la dégringolade. Et travailler sur un consensus nécessaire, afin d’éviter le prolongement d’une situation dont les conséquences pourraient être désastreuses. Pour le bien du marché de mondial l’énergie et aussi des rapports entre les Etats membres et partenaires. Les déclarations, mardi, du ministre russe de l’Energie Alexander Novak, indiquant que son pays continuera à coopérer avec l’Opep malgré la crise, sont un bon signe. Il s’agira de trouver un terrain d’entente sur une production qui fait désormais l’objet de désaccord. Il s’agit d’envoyer un signal positif au marché d’autant plus que les prévisions de croissance de la demande pétrolière sont fortement révisées à la baisse.