Que ceux qui attendaient le retour des concessionnaires cette année 2020 pour acheter un véhicule neuf remettent leurs objectifs dans le tiroir et se résignent à attendre encore pour les ressortir.
Une attente qui risque de durer bien plus que la période prévue pour dégager la liste des concessionnaires autorisés à exercer, ou encore celle qui verra ces derniers procéder à la commande des premiers prototypes en se conformant aux lourdes contraintes contenues dans le nouveau cahier des charges régissant la profession, sans compter les difficultés des procédures bancaires qu’il va falloir franchir.
L’attente durera, en fait, bien plus que toutes ces périodes réunies, et il existe même des signes assez apparents qui, bien plus que de confirmer l’année blanche pour le secteur qui ne faisait plus de doute depuis déjà quelques mois, repoussent de plus en plus l’échéance de l’arrivée de véhicules neufs dans notre pays.
Ces signes proviennent principalement de ce retard qui a marqué la libération de ce même cahier des charges. Un document qui se fait désirer, non sans laisser interpréter une certaine hésitation au niveau du ministère de la tutelle qui se confirme chaque semaine à travers les instructions répétées du Président de la République à en finir avec ce texte qui fait languir aussi bien les professionnels désireux de renouer avec la commercialisation de la voiture finie que les nombreux clients potentiels qui font face à un marché fermé depuis l’arrêt des usines d’assemblage.
La question mérite amplement d’être posée sur ce cahier, qui devait être présenté initialement en avril dernier, avant un ajournement pour cause de coronavirus ayant faussé bien des calculs et des prévisions chez le gouvernement. Toutefois, cette présentation avait été annoncée, par la suite, pour la fin juin ou, au plus tard, début juillet, sans pour autant avoir lieu. La suite est connue, et s’inscrit dans la même logique de reports qui ne disent pas leur raison, donnant lieu à une série de Conseils de ministres supplémentaires entrecoupés de seulement une présentation du nouveau texte, restée sans cette adoption qui servirait de visibilité aux concessionnaires.
Autrement dit, tant que le cahier des charges n’est pas adopté, rien ne pourra commencer. D’où ces nouvelles instructions que le premier responsable du pays lance comme une mise en demeure.