Le ministre de l’Industrie et des Mines, Youcef Yousfi, a réuni hier les 10 membres du bureau du Conseil national consultatif (CNC) pour la promotion des petites et moyennes entreprises, issus de l’assemblée élective du

28 novembre dernier, pour leur annoncer la désignation de leur nouveau président en la personne de Salaheddine Abdessemed, vice-président du FCE.

Dans la composante du bureau, on retrouve également Kamel Moula, président du CEIMI, celui de la Bourse de la sous-traitance – Centre, Laïb Aziouz, et la présidente de l’association des femmes chefs d’entreprise (Seve), Nanâa Ouanani. A leur tour, ces membres constitueront les 6 commissions que compte le CNC. Il s’agit de la commission de la stratégie du développement et de la modernisation de la PME ; la commission de l’économie numérique, des TIC et du développement de start-up ; la commission de veille et du système d’information économique sur les PME ; la commission de développement des PME à l’international et, enfin, la commission de la recherche et développement, de l’innovation et de la compétitivité de la PME.
En marge de la réunion qui s’est tenue, à huis clos, le directeur général de la PME au ministère de l’Industrie, Mourad Arif, a indiqué devant la presse que « les moyens matériels et humains seront mis à la disposition du CNC pour permettre à la jeune et dynamique équipe d’effectuer sa mission pour promouvoir à la PME et PMI algérienne », Selon ce dernier, cette instance établira, sous peu, un plan d’action pour l’année 2018. « Elle devra tracer ses priorités en concertation avec le ministère pour amorcer un nouvelle dynamique pour la relance du secteur de l’industrie ». Pour le directeur général de la PME, « la priorité est d’aider les entreprises qui exportent et celles qui ont l’ambition de conquérir le marché international ; la sous-traitance industrielle est également l’un des objectifs ciblés par le Conseil». Le représentant du ministère ne s’est pas limité aux deux aspects cités plus haut. « Il a la nécessité d’élargir la consultation, d’une part, entre le CNC, les associations professionnelles qui activent au niveau national, régional et local, et avec le ministère de tutelle, de l’autre », a-t-il souhaité, estimant que « cette stratégie aidera à lever les contraintes, comme l’accès au foncier industriel, qui bloquent les PME-PME à se développer». Sur un autre aspect, le directeur de la PME souhaite encourager la création d’entreprises pour atteindre le plus grand nombre possible. Jusqu’à fin 2016, « on comptait environ 1 million de PME pour 2,5 millions de postes créés ; nous devons encore agrandir ce nombre avec notamment des facilitations et les aides attendues des pouvoirs publics dans l’objectif de la diversification de notre économie ».