Reporté, appréhendé, l’examen du baccalauréat a finalement débuté hier. Une édition inédite. Les candidats au bac sont déjà entrés dans l’histoire. Ne sont-ils pas les premiers à passer cet examen depuis l’émergence de la Covid-19 qui a ravagé quasiment tous les pays de la planète ?
Avec un report de plusieurs mois, avec une année scolaire « rétrécie », et une longue période de confinement et de peur au ventre, les candidats 2020 sont une « cuvée » inédite. A tout cela, s’est ajouté l’autre nouveauté de la session de cette année, l’imposition du protocole sanitaire dans tous les centres d’examen. Une nécessité peut-être contraignante pour certains, mais indispensable et inévitable. Elle ne peut que rassurer les candidats et leurs parents. C’est que l’examen ne concerne pas uniquement les un peu plus de 637 000 élèves. Les choses ont bien changé depuis plusieurs années. Le Bac est également l’examen des parents des candidats qui souvent, très souvent, sont encore plus stressés que leurs enfants.
L’effet Bac touche les candidats, les familles, mais pas seulement. Les 22 millions d’internautes algériens suivent de près « l’événement ». C’est devenu une habitude. Chaque session de cet examen ramène avec lui son lot de coupures d’Internet (pour les réseaux sociaux). Une action que n’arrivent toujours pas à digérer les millions d’utilisateurs. Cette solution extrême pour lutter contre la triche est-elle vraiment la plus adéquate ? Chaque année le débat est lancé pour finalement se retrouver dans la même situation l’année d’après. Pour cette année, la pilule passe encore plus mal avec « l’émergence » du télétravail suite à la pandémie. C’est que les réseaux sociaux sont devenus un outil de travail pour des millions de travailleurs, tous secteurs confondus. Le e-gouvernement passe également par trouver une autre solution à la lutte contre la triche que celle de la facilité. A l’ère du digital, le « tout verrouillé » fait partie d’un autre monde, l’ancien.