Un an après l’apparition du premier cas de coronavirus en novembre 2019, la pandémie de Covid-19 continue de rester la priorité mondiale tant elle s’est révélée être une véritable machine de guerre broyant tout, ou presque, sur son passage. Tous les pays du monde n’en finissent pas de subir les conséquences de sa propagation. Des conséquences dévastatrices sur tous les plans, économique, social, culturel, sportif…, jusqu’à affecter la vie quotidienne de tous les humains. Jusqu’à hier, le coronavirus a fait 55,6 millions de cas confirmés et plus de 1,33 million de morts. A l’instar des autres pays du monde, l’Algérie n’y a pas échappé. La seule lueur d’espoir reste un vaccin qui pourra délivrer l’humanité et mettre fin à ce mal mondial.

Tout a commencé le 17 novembre 2019 en Chine, dans la ville de Wuhan, avec la découverte du premier cas de coronavirus qui s’est très vite transmis à une bonne partie de la population. Sa transmission a été tellement rapide qu’il avait fallu mettre la ville entière en confinement. Mais trop tard, le coronavirus avait déjà «voyagé», atteignant d’autres pays comme l’Iran, l’Italie, la France, l’Allemagne, l’Espagne, les Etats-Unis et tant d’autres, avant de se poser en Algérie et de poursuivre sa course à travers de nouvelles contrées encore. Une véritable psychose s’était emparée de la planète entière, dirigeants et populations ne sachant comment s’y prendre avec ce maudit virus qui poursuivait sa marche implacable n’épargnant personne. Tous les «statuts» des personnages, quel que soit leur rang, dignitaire, prince, Premier ministre, ministres, Présidents et autres étaient «éligibles» au coronavirus.
Les dégâts subies par l’économie mondiale sont tels que les experts en sont arrivés à parler d’un avant et d’un après-Covid. C’est le tableau d’une économie en berne avec des PIB au plus bas et des croissances négatives jamais connues auparavant. Aucun secteur n’y a échappé, le commerce mondial, le tourisme, les compétitions sportives les plus prisées… Tout a été terrassé. Les avions étaient cloués au sol, les bateaux en rade, les entreprises économiques, les écoles et universités fermées et avec, des millions de gens au chômage forcé à travers la planète.
Les confinements-déconfinements-reconfinement étaient devenus légion. Partout. Les systèmes de santé des pays les plus développés n’arrivaient plus à faire face à la pandémie qui se propageait telle une trainée de poudre et se sont avoués vaincus. Les hôpitaux étaient saturés de malades dont le nombre augmentait de façon exponentielle quotidiennement, à tel point que de nouveaux espaces comme les salles de sport et autres ont été aménagés pour augmenter les capacités de réception des malades. Une véritable catastrophe planétaire. Après des mois passés à parer au plus urgent, sauver d’abord les vies humaines, est apparu ensuite un véritable dilemme : comment trouver l’équilibre entre préserver la santé et redémarrer la machine économique. Petit à petit, avec l’arrivée de l’été, de nombreuses activités économiques et de services ont repris tout en maintenant les mesures de prévention que tous les citoyens du monde devaient respecter. Les frontières fermées ont été rouvertes et même le tourisme mondial avait repris vie avec les départs en congé. Tout cela, c’était pendant la première vague de la pandémie.
Deuxième vague
Entretemps, le coronavirus, lui, n’avait pas pris de congé. Il avait continué son «petit bonhomme de chemin» et s’engouffrait dans toutes les brèches qui se présentaient. C’est ainsi que pratiquement tous les pays ont connu une recrudescence des cas confirmés de Covid-19 et des décès après une relative accalmie. On assistait désormais à une deuxième vague de la pandémie. Une deuxième vague plus violente avec des chiffres qui se sont emballés dépassant les records enregistrés durant la première vague. Les pays se trouvant sur les cinq continents sont en train de vivre cette deuxième vague. L’Algérie également.
Les précautions prises avant même que la pandémie ne gagne le pays auront servi juste à retarder son arrivée. On se rappelle qu’au début de février dernier, les étudiants et ressortissants algériens bloqués dans la ville chinoise de Wuhan – qui se débattait alors contre le coronavirus – ont tous été mis en confinement pour une durée de quatorze jours afin de s’assurer s’ils était porteurs ou non du coronavirus. Aucun cas positif n’avait été relevé parmi eux. Le premier cas de Covid-19 en Algérie a été signalé le 25 février sur un ressortissant italien qui travaillait dans une ville du Sud. Une fois diagnostiqué positif, il a de suite été rapatrié dans son pays sans avoir contaminé son entourage. C’est au début de mars que deux cas confirmés ont été annoncés à Boufarik, dans la wilaya de Blida : deux femmes contaminées par deux ressortissants algériens (un homme et sa fille) résidant en France qui étaient venus assister à une fête de mariage. Tout a ensuite démarré de cette fête à laquelle ont assisté des convives habitant à l’est, à l’ouest et au centre du pays et qui était retournés chez eux avec «un intrus» bien incrusté. Les jours suivants ont été un véritable bouleversement pour tout le pays. Coronavirus prenait chaque jour un peu plus ses «aises» et le confinement partiel avec un confinement total pour Blida a été décrété le 12 mars. Entreprises, écoles, universités, salles de sport et compétitions sportives… tout était désormais à l’arrêt. Ce qui s’est passé dans le reste du monde, l’Algérie l’a vécu aussi. Malgré les moyens limités et un système de santé obsolète, le pays s’est battu tant bien que mal contre ce mal mondial. Les moyens de dépistage, de prévention et autres ont été rapidement importés de Chine, seul pays alors pouvant les fournir. Comme dans chaque contrée du monde où le maudit virus déployait ses ailes, l’Algérie n’a pas échappé à l’ambiance de psychose parmi la population et aux conséquences socio-économiques fâcheuses de la pandémie. Le pays a eu aussi ses morts, ses hôpitaux saturés, son économie au bord de l’asphyxie, ses écoles fermées et tant d’autres restrictions. Après la relative accalmie, voilà qu’une recrudescence des cas pointe du nez et s’installe ensuite confortablement pour dépasser le record de l’été. Une situation due au relâchement dans le respect des gestes barrières et des mesures de prévention contre lesquels les médecins n’ont eu de cesse de mettre en garde.
L’espoir d’un vaccin
Ainsi, un an après l’apparition du coronavirus, le seul espoir qui reste est la mise au point d’un vaccin. Plusieurs laboratoires de recherche de renom s’y sont mis et sont déjà à un stade très avancé. Dans un communiqué publié hier, l’alliance Pfizer-BioNTech a annoncé que le vaccin qu’elle a développé est «efficace à 95% pour prévenir le Covid-19, selon des résultats complets de l’essai clinique à grande échelle». Ce qui est mieux que des résultats partiels publiés la semaine dernière et qui montraient «plus de 90%» d’efficacité. Le groupe prévoit d’être capable de produire 50 millions de doses cette année, une quantité pouvant vacciner 25 millions de personnes, et 1,3 milliard en 2021. Pour sa part, le laboratoire américain Moderna a indiqué que son vaccin est efficace à «94,5%». Il prévoir une production de 20 millions de doses d’ici la fin de l’année. En tout, ce sont huit laboratoires qui sont dans la course au vaccin anti-Covid-19.
Les pays développés sont dans une véritable course pour l’acquisition d’un antidote au coronavirus dès sa mise sur le marché et nombre d’entre eux ont déjà passé commande. Entretemps, l’Algérie n’a pas encore annoncé avoir fait une commande. Elle poursuit, par le biais du ministre de la Santé, ses consultations avec laboratoires et les ambassadeurs des pays qui prévoient d’en fabriquer. Hier, lors de la réunion du gouvernement, le Premier ministre, Abdelaiz Djerad, tout en rappelant les directives du président de la République quant à la nécessité pour l’Algérie d’acquérir dans les meilleurs délais un vaccin dès sa mise sur le marché, a demandé au ministre de la Santé de «poursuivre les efforts dans ce sens». n