Les fêtes de l’Aïd interviennent, cette année, dans des conditions pour le moins exceptionnelles. Un confinement inédit imposé par une réalité sanitaire tout autant exceptionnelle. Jamais dans l’histoire une telle situation n’aurait été imaginable. Un milliard de musulmans de par le monde est invité à faire preuve de pondération et de réserve, où le propre durant ces jours est la convivialité et le rapprochement. Une occasion où les visites familiales prennent d’habitude une proportion incommensurable. La pandémie de coronavirus fera irrémédiablement date. Et cette année 2020 est déjà inscrite parmi les années les plus extravagantes. Il est désormais clair que le virus, dont le vecteur reste l’humain, est bien installé dans nos vies. Il faudrait donc apprendre à vivre avec, du moins pour une période plus longue que prévue. Le port du masque désormais obligatoire dans l’espace public doit être absolument respecté. Si l’on veut enregistrer des résultats satisfaisants sur le plan sanitaire. L’exemple de Iéna reste particulièrement édifiant. La ville allemande a instauré le port de masque obligatoire dans les transports et les lieux publics, parvenant ainsi à stopper la propagation de la Covid-19. La ville allemande est devenue la première à avoir imposé le port obligatoire du masque dans l’espace public. Résultat, aucune nouvelle contagion n’a été recensée depuis dans cette ville d’un peu plus de 103 000 habitants. Un exemple à suivre, scrupuleusement. Il faudrait dorénavant faire montre de lucidité. La santé du plus grand nombre n’a pas de prix et vaut tous les sacrifices. Et la modification de nos habitudes en est un. Les Algériens sont tenus de rester chez eux et de se limiter à se souhaiter bonne fête de façon virtuelle, du moins distanciée. Finies les embrassades et autres accolades qui marquent d’habitude cette fête de la clôture du mois béni. Après un Ramadhan inédit, un Aïd tout autant inédit. La pandémie impose désormais ses règles et sa manière de vivre.