Le peuple algérien célébrera, demain 5 Juillet, le 57e anniversaire de l’Indépendance de son pays. Une fête qui intervient dans un contexte exceptionnel marqué par la poursuite de la révolution populaire, déclenchée le 22 février, contre le régime en place. La célébration de la fête de l’Indépendance demain coïncidera avec le 20e vendredi du Hirak. Les Algériens sortiront dans la rue pour fêter une indépendance chèrement acquise et pour exiger également la satisfaction de leurs revendications relatives au départ de tous les symboles du régime et l’instauration d’un Etat de droit, fondé sur la démocratie et le respect des libertés individuelles et collectives.
Autrement dit, demain, le peuple compte rappeler aux décideurs qu’il est la source, voire la seule et unique source du pouvoir dans le pays. Il réaffirmera sa détermination à poursuivre le combat libérateur de la terre et du citoyen entamé par la glorieuse génération de Novembre 1954. Au vu des différents appels, les marcheurs comptent dirent haut et fort, aux quatre coins du pays, que les sacrifices des martyrs et des moudjahidine ainsi que ceux des militants de la démocratie ne sont pas vains. Ils ont permis de chasser le colonisateur français et à préparer le soulèvement populaire du 22 février qui a donné une seconde naissance à la nation algérienne.
Le 5 Juillet 2019 sera évidemment une opportunité et une occasion à saisir pour rappeler à l’opinion publique nationale que, parmi les artisans de l’indépendance, figurent des personnes toujours en vie et qui ont la chance de prendre part au Hirak. Il s’agit essentiellement de l’icône de la Bataille d’Alger, Djamila Bouhired, et du lion de l’Atlas blidéen Lakhdar Bouregaâ. Ce dernier célébrera la fête de l’Indépendance à la prison d’El Harrach. Le peuple donnera à cette occasion une réponse à la feuille de route du pouvoir annoncée et confirmera son attachement à l’unité du territoire. Les manifestants devront donner aussi une réponse claire à la volonté des décideurs d’organiser l’élection présidentielle avant toute autre mesure politique. Une démarche que continuent de rejeter l’opposition et les organisations de la société civile qui appellent à des réformes politiques avant de convoquer une quelconque élection.