Selon l’Association de protection et d’orientation des consommateurs et de l’environnement (Apoce), 37 touristes algériens sont bloqués à l’aéroport d’Istanbul, en Turquie, depuis quelques jours, en raison de la non-viabilité des visas. «Ces personnes ont été bloquées à l’aéroport d’Istanbul et sont cloîtrées dans un hôtel et ne sont pas autorisées à circuler», explique le président de l’Apoce, Mustapha Zebdi. La faute incombe, d’après lui, à la compagnie aérienne Turkish Airlines qui n’aurait pas avisé les clients que les visa B1, accordés par voie électronique aux personnes de plus de 35 ans et de moins de 18 ans, n’étaient plus valables. «La compagnie avait signalé que seuls les visas B1 accordés après le 1er octobre ne sont plus valables tandis que ceux octroyés avant cette date étaient toujours valables jusqu’au 31 décembre. Entre temps, elle a changé d’avis sans aviser ses clients. C’est ce qui a conduit au blocage de ces 37 personnes», indique-t-il, assurant qu’il est en contact avec elles et dont certaines sont âgées. L’Apoce, par ailleurs, s’étonne que les autorités algériennes n’aient toujours pas réagi. «Le consulat d’Algérie en Turquie doit être avisé de la situation à l’heure qu’il est. Qu’attend-t-il pour réagir ? Combien de temps ces personnes doivent encore attendre pour qu’elles soient rapatriées ?», s’interroge-t-il. Les agences de voyages, pour leurs parts, affirment qu’elles n’ont plus le droit de déposer les dossiers de visa de leurs clients à l’ambassade de la Turquie. «Désormais, nous prenons rendez-vous pour nos clients et ce sont eux qui déposent leurs dossiers», soulignent-elles. Toujours d’après elles, les changements dans l’octroi des visas turcs sont la conséquence de certains comportements de certaines agences de voyage. «Certaines trafiquent les visas électroniques, se contentant de les scanner. Il faut savoir aussi que des jeunes notamment utilisent la Turquie pour partir en Europe en transitant, clandestinement, par la Grèce», remarquent-elles.<