Six personnes dont trois enfants sont mortes en six jours d’intempéries sur plusieurs régions tunisiennes ainsi que dans la capitale Tunis, a indiqué vendredi à l’AFP le porte-parole de la Protection civile, Moez Triaa. Ces pluies meurtrières ont touché depuis le 5 septembre de nombreuses régions, de Jendouba, zone agricole du nord-ouest, à Mahdia, région touristique dans le centre-est. Deux enfants de 4 et 10 ans sont morts à Monastir, ville balnéaire du centre-est, et un enfant de 4 ans a péri à Jendouba. Les trois autres victimes sont un chauffeur de taxi de 50 ans à Tunis, un automobiliste du même âge à Sidi Bouzid, région marginalisée du centre-ouest, ainsi qu’un trentenaire dans la région côtière de Mahdia, a précisé M. Triaa. Jeudi, après un épisode de pluie torrentielle, l’eau est brièvement montée à plus d’un mètre dans plusieurs quartiers de la capitale, causant de nombreux dégâts dans des maisons, échoppes et même des hôpitaux. Ces inondations sont récurrentes et de nombreux internautes ont dénoncé des infrastructures «médiocres», diffusant sur les réseaux sociaux des images de tunnels inondés et voitures sous les eaux, disant leur «désespoir» face aux «mensonges» des politiciens. En 2018, au moins cinq personnes sont mortes dans des intempéries qui avaient également mis en évidence les failles des infrastructures, avec des systèmes d’évacuation d’eau bouchés, une urbanisation mal structurée, des égouts débordants. Ces intempéries interviennent au moment où la Tunisie enregistre une accélération des cas de contamination par l’épidémie de Covid-19, avec plus de 5.882 cas confirmés dont 99 morts depuis
début mars.