Eh oui ! Un premier match peut être déjà décisif pour le devenir d’une sélection quand elle se retrouve dans un «groupe de mort».

C’est le cas pour la Tunisie et le Sénégal qui s’affrontent d’emblée (ce soir à 20h00) dans la 31 édition de la Coupe d’Afrique des nations. Le perdant, si vainqueur il y aura, hypothèquera considérablement ses chances de composter un des deux billets pour les quarts. Surtout les Tunisiens qui seront confrontés à l’Algérie dès la seconde journée. D’un côté, on a la Tunisie et ses 18 participations en phase finale pour une seule consécration en 2004, deux finales perdues (1965 et 1996) et une médaille de bronze en 1962. De l’autre, le Sénégal et ses 14 apparitions en CAN pour une place de finaliste en 2002. L’histoire penche pour les «Aigles de Carthage» mais le terrain reste l’unique arbitre. Dans les choses très sérieuses d’entrée, les deux adversaires du jour ne bénéficieront pas de tour de chauffe. Pas le temps de digérer les mauvais souvenirs du cauchemardesque opus 2015 pour nos voisins. Flashback, la Tunisie, drivée par Geroges Leekens à l’époque, se dirigeait tranquillement vers le carré d’as mais le sort a dramatiquement basculé. L’arbitre de la rencontre, le Mauricien Seechurn accorde un penalty (très) généreux pour la Guinée-Equatoriale… pays hôte suite à l’écroulement de l’attaquant Balboa dans la surface de réparations. S’en était suivie une élimination amère que les camarades de Wahbi Khazri, incertain pour cette première sortie importante, essayeront de digérer en se faisant justice lors de cette édition gabonaise. Pour cela, le sélectionneur Henryk Kasperczak misera sur sa séduisante attaque où le tandem Msakni-Sliti a été très en vue dernièrement. Le dernier nommé estime que lui et ses compatriotes ne doivent «nourrir aucun complexe vis-à-vis du Sénégal et de l’Algérie». «Je peux vous dire qu’on va essayer de tout faire pour gagner cette rencontre afin de débuter parfaitement cette compétition. Nous avons un profil plus technique, et à partir de là, nous allons essayer de garder le ballon plus au sol avec cette ambition d’aller marquer les premiers. On sait que lors de ce type d’affiches c’est celui qui marque le premier qui finit par l’emporter», juge le milieu offensif de 24 ans néo-international puisqu’il n’a porté qu’à 4 reprises le maillot de la Tunisie avec un but au compteur. L’analyse de celui qui est prêté par le Red Star (Ligue 2 française) au Lille OSC (Ligue 1 française) est forte logique. Dans le camp adverse, il y a de la puissance, du gabarit et des talentueux footballeurs. Les Sénégalais sont réputés pour leurs qualités physiques redoutables. Tant d’atouts individuels pour porter le costume d’outsider par excellence. Ils peuvent même l’arranger pour devenir principal favori au fil du tournoi à condition de ne pas serater d’entrée. Surtout quand on se rappelle que le Sénégal est la première nation africaine dans le classement Fifa. En outre, dans les rangs, on compte des joueurs de renom sur le Vieux continent. On nommera les Sadio Mané (Liverpool FC/Angleterre), Moussa Sow (Fenerbahçe SK/ Turquie) et Mame Biram Diouf (Stoke City/Angleterre) ainsi que le prometteur défenseur Kalidou Koulibaly (SSC Naples/Italie). Une armada offensive qui risque de mettre à mal beaucoup de défenses. A commencer par celle de la Tunisie où Aymen Abdennour (FC Valence/Liga espagnole) reste la seule valeur sûre. On est presque enclin à assurer qu’il y aura des buts lors de cette prometteuse et salivante opposition…wait & see.