Un accord sur la reprise progressive de la circulation des marchandises à travers le poste frontière de Ras Jedir, entre la Tunisie et la Libye, a été conclu vendredi entre deux délégations tunisienne et libyenne, a indiqué l’agence de presse tunisienne TAP.

La réunion a regroupé côté tunisien, le gouverneur de Médenine, un représentant des affaires consulaires au ministère des Affaires étrangères et deux députés et côté libyen, des représentants des douanes et de la police des frontières à Ras Jedir. Le gouverneur de Médenine, Taher Matmati, s’est dit optimiste quant à la reprise de l’activité au niveau du point de passage de Ras Jedir, ce qui, a-t-il dit, devrait favoriser la poursuite des négociations sur les formalités règlementaires avec le gouvernement libyen d’union nationale. En visite à Ben Guerdane, une délégation ministérielle fixe un délai de 15 jours pour trouver une solution radicale au poste frontalier de Ras Jedir «Au cas où le poste frontalier de Ben Guerdane demeurerait bloqué et la circulation des marchandises ne reprendraient pas son cours normal, le gouvernement va prendre toutes les mesures nécessaires pour réhabiliter les habitants de la région et préserver leur dignité», ont promis les membres d’une délégation ministérielle en visite dans cette région. Les habitants de Ben Guerdane ont entamé, jeudi, une grève générale pour réclamer l’activation des projets de développement et le règlement du problème de la circulation des marchandises au niveau du passage frontalier de Ras Jedir, avait rapporté l’agence tunisienne. Lors d’une réunion tenue au siège de la délégation, les membres du gouvernement ont appelé à l’apaisement et à la stabilité et demandé la suspension du sit-in observé dans la région, chose que les représentants de ce mouvement de protestation ont refusé, selon la TAP. La réunion a abouti à une série de décisions qui prévoient notamment le «lancement, d’ici la fin du mois, des travaux de réalisation d’une zone industrielle dans la région et la mise en place du marché maghrébin». Il s’agit également de la distribution, dans un délai de 10 jours, des cartes de transport et de soins gratuites aux familles des personnes tuées dans l’attentat terroriste de mars 2016.