Le chef du gouvernement tunisien, Hichem Mechichi, a décidé lundi de démettre cinq ministres concernés par le remaniement ministériel de janvier dernier de leurs fonctions, a rapporté lundi l’agence de presse, TAP. La même source, citant un communiqué de la présidence du gouvernement, a ajouté que ces cinq ministres, seront remplacés par cinq autres membres du gouvernement (quatre ministres et une secrétaire d’Etat) en exercice et chargés d’assurer l’intérim de ces départements, en attendant le parachèvement des procédures relatives au remaniement. Il s’agit des ministres de la Justice Mohamed Bousetta, de l’Industrie, de l’Energie et des Mines Saloua Sghaier, du ministre de la Jeunesse, des Sports et de l’intégration professionnelle Kamel Deguiche, la ministre des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières, Leila Jaffel et de la ministre de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche Akisa Bahri.

Selon le communiqué, la présidence du gouvernement affirme qu’elle « reste ouverte à toutes les solutions propres à dépasser le blocage et permettre aux ministres de prendre leurs fonctions dans le respect de la Constitution ». Les onze nouveaux ministres qui avaient été nommés fin janvier n’ont à ce jour, pas été invités à une cérémonie de prestation de serment devant le président du pays, Kais Saied, qui a émis des réserves sur la « constitutionnalité » du remaniement. Il avait dénoncé, lors d’une rencontre avec le secrétaire général de l’Union général tunisienne de travail (UGTT), « des violations » par le recours à des textes « inférieurs » à la Constitution, notamment, le règlement intérieur du Parlement. M. Saied avait tenu, mercredi, au palais de Carthage, une réunion avec des députés des différents groupes parlementaires, tandis que le chef du gouvernement, Hichem Mechichi, avait convoqué le jour même une réunion avec plusieurs juristes et experts en droit constitutionnel.