La Renault Clio à partir de 1 999 000 DA Attendue pour la fin de l’année 2017, la Renault Clio, assemblée à l’usine Renault Algérie Production d’Oued Tlelat (Oran), s’est fait désirer tout le premier trimestre 2018, pour n’arriver sur le marché qu’en ce début de printemps.

Elle sera lancée officiellement demain 1er avril à travers l’ensemble du réseau Renault Algérie, où les clients qui attendaient ce modèle peuvent effectuer leurs précommandes, a annoncé, jeudi, la filiale du groupe français, lors d’une rencontre dédiée à l’événement animée par le staff dirigeant de l’entreprise.
Vendue à plus de 165 000 unités en Algérie depuis l’introduction de la Clio II, la citadine emblématique du constructeur français revient donc sur un marché très porteur dans ce segment, avec une quatrième génération qui y a déjà été introduite en 2016 avant la suspension des importations de véhicules.
Troisième modèle assemblé dans l’usine oranaise de Renault, après la Renault Symbol et la Dacia Sandero, la Clio «Made in Bladi» est proposée en deux finitions, en l’occurrence la Limited+ et la GT-Line. La première finition introduit, à l’occasion, un nouveau bloc moteur, à savoir le trois cylindres TCe de 90 ch, inédit sur la chaîne d’assemblage de RPA, qui s’ajoute au 1.5 Dci de 85 ch, diesel déjà éprouvé. La GT-Line propose, quant à elle, plus de puissance avec le même TCI de 110 ch, couplé à une boîte à vitesse manuelle à 6 rapports.
Côté prix, Renault Algérie fait jouer la carte du prix en dessous de la barre symbolique des 2 000 000 DA pour la Clio Limited+ TCe de 90 ch, cédée à 1 999 000 DA en contrepartie d’une dotation en équipements très riches en matière de sécurité, de confort, de plaisir de conduite et de style. La même finition Limited+ dotée du bloc 1.5 DCi de 85 ch est cédée à 2 249 000 DA, alors que pour la Clio GT-Line DCi de 110 ch BVM 6, comptez 2 579 000 DA pour, en plus de la puissance supplémentaire, des équipements qui illustrent assez explicitement la montée en gamme opérée à travers cette finition. A noter qu’à l’instar de la Renault Symbol et de la Dacia Sandero, assemblées en Algérie, les prix des versions de la nouvelle Clio sont exonérés de TVA (taxe sur la valeur ajoutée) et de TVN (taxe sur les véhicules neufs). Ce modèle est également éligible au crédit à la consommation, souligne-t-on chez Renault Algérie.

Un mini-truck Cherry à moins d’un million chez GM Trade
GM Trade, du groupe Mazouz, annonce la sortie de son usine d’assemblage d’un mini-truck Cherry pour un prix fixé à moins d’un million de dinars, soit une baisse notable par rapport aux prix pratiqués depuis la flambée du marché générée par la suppression des importations de véhicules.
Ce modèle utilitaire sera commercialisé dès ce 1er avril, a précisé le président du groupe, Ahmed Mazouz. Les prix du mini-truck baisseront jusqu’à 600 000 dinars, avec une version mini-cabine qui coûtera 990 000 DA (contre 1 350 000 DA), alors que la version double-cabine sera cédée à 1 190 000 DA contre 1 950 000 DA. En version frigo, le même utilitaire léger sera proposé à 1 490 000 DA (contre 2 150 000 DA). L’ensemble de la gamme Cherry assemblée en Algérie par GM Trade connaîtra la même tendance baissière des prix, a ajouté le premier responsable de l’entreprise.

L’effet liste des prix d’usine
Si les prix affichés par Renault Algérie pour sa Clio assemblée à Oran et ceux retenus par GM Trade pour son mini Trucks utilitaire Cherry peuvent être classés dans le registre du «tolérable», cette mention ne peut, cependant, être accordée que dans cette conjoncture de marché de l’automobile, qui a perdu tous ses repères d’offres et de demandes depuis l’introduction des licences d’importation pour les véhicules, puis carrément la suppression de ces importations depuis l’année dernière, faisant que les concessionnaires qui pouvaient compter soit sur des stocks, pour les uns, soit sur des volumes sortis des usines d’assemblage, pour d’autres, ont saisi l’aubaine pour mettre en place une grille tarifaire justifiée par des considérations qui échappent très souvent à la logique du marché, à des prix qui sont arrivés jusqu’à passer du simple au double.
Ce n’est peut-être pas le cas pour la Clio, mais ce modèle était tout de même proposé à partir de 1 400 000 DA en mars 2016, alors qu’un mini truck chinois tel que celui proposé aujourd’hui à 990 000 DA par GMTrade pouvait être acquis à tout juste un peu plus de 500 000 DA.
Ceci n’empêche pas pour autant de mettre en évidence les efforts consentis par Renault Algérie et GM Trade, d’autant plus qu’en matière de prix ils peuvent impacter le marché en général en réanimant un tant soit peu l’esprit de concurrence qui y régnait «autrefois» au profit de la clientèle.
En attendant, une chose est certaine, la publication récente par le ministère de l’Industrie et des Mines des prix des véhicules sortie d’usine ne semble pas avoir été sans effet sur la corporation des assembleurs de véhicules. La liste des prix rendue publique par le département de Youcef Yousfi aura eu le mérite d’afficher surtout la marge bénéficiaire trop exagérée qui sépare ces prix d’usine de ceux imposés aux acquéreurs dans les showrooms et ce, toutes marques et tous segments confondus.
La pression faite par le MIN s’est accentuée notamment avec la campagne de boycott des véhicules assemblés en Algérie, menée surtout à travers les réseaux sociaux. Face à cette situation, qui les met mal à l’aise, d’autres assembleurs de véhicules seraient, à leur tour, sur le point de revoir leurs prix à la baisse, a-t-on appris auprès de sources proches d’un dossier qui n’en finit plus de faire parler : la spéculation.