Les services du Premier ministère ont fait savoir, hier, que de nouvelles dispositions seraient prises en faveur de certaines catégories de voyageurs lors de l’entrée sur le territoire national. Trois catégories de voyageurs se voient exemptés de l’obligation d’un «confinement sanitaire» de cinq jours. Les autorités expliquent en ce sens que cette nouvelle mesure a été décidée «conformément aux instructions du Président de la République» et intervient en «réponse» aux préoccupations des voyageurs de la «communauté algérienne».

Par Nadir Kadi
En effet, de nouvelles dispositions relativement «inattendues», au moment où les «chiffres» de l’évolution de la pandémie montrent une augmentation des cas et où les «avis» des «spécialistes» sont de plus en plus contradictoires, le gouvernement prend toutefois le pari de faciliter les démarches aux voyageurs qui peuvent «présenter un document attestant qu’ils ont reçu le vaccin pour les personnes vivant à l’étranger». L’exemption de «confinement» ne s’applique cependant qu’à «trois catégories» de voyageurs «vaccinés» contre la Covid-19, les personnes qui «accompagnent les dépouilles rapatriées pour être inhumées en Algérie, celles «ayant subi une opération chirurgicale ou souffrant de maladie chronique», ou encore celles «âgées de 80 ans et plus».
Nouvelles dispositions qui interviennent alors que les rares voyageurs entrés en Algérie, depuis la «réouverture partielle des frontières», le 1er juin dernier, sont systématiquement soumis à un «confinement sanitaire» au niveau des différents hôtels du pays. Une mesure de «prudence» qui a toutefois été jugée excessive, notamment par des associations représentant la communauté algérienne. Un premier allègement du dispositif était, pour rappel, intervenu dès les premiers jours de la «réouverture» lorsque les autorités avaient décidé d’apporter leur aide pour l’achat des packs de voyage en annonçant une «exonération pour les étudiants et les personnes âgées à faible revenu».
Toutefois, l’idée d’assouplir les conditions d’entrée était évoquée dès avant le 1er juin. Le 30 mai dernier, le professeur Kamel Djenouhat, chef de service à l’hôpital de Rouiba et président de la Société algérienne d’immunologie, a fait savoir à la presse que l’assouplissement des mesures serait envisageable d’un «point de vue scientifique et personnel». L’un de ses confrères, le professeur Riad Mahyaoui, également membre du Comité scientifique, ajoutait pour sa part qu’il n’écarte pas «la possibilité d’alléger les mesures préventives prises dans le cadre de la réouverture partielle des frontières aériennes». Une décision qui fait aujourd’hui sens. Et d’autant plus, pour les ressortissants et résidents de pays où la campagne de vaccination est de plus en plus avancée. n