Le procès en appel de Saïd Bouteflika, des généraux à la retraite Mohamed Mediène dit Toufik, Athmane Tartag, ainsi que de la patronne du Parti des Travailleurs, Louisa Hanoune, est fixé pour le dimanche 9 février au tribunal militaire de Blida.

Le 24 septembre dernier, le tribunal militaire de Blida avait condamné les quatre prévenus à une peine de 15 ans de prison ferme, tandis qu’une peine de 20 années de prison ferme a été prononcée par contumace contre le général major à la retraire Khaled Nezzar, son fils Lotfi, et l’homme d’affaires Farid Benhamdine. Saïd Bouteflika, frère et ex-conseiller du président déchu Abdelaziz Bouteflika, ainsi que les six autres accusés sont poursuivis pour « atteinte à l’autorité de l’Armée» et « complot contre l’autorité de l’Etat, selon le communiqué du Procureur du tribunal militaire de Blida, datant du 5 mai dernier, jour de l’arrestation de Saïd Bouteflika, des généraux Toufik et Tartag, incarcérés à la prison militaire de Blida. Louisa Hanoune, quant à elle, a été arrêtée le 9 mai, date de sa mise en détention à la prison de Blida.
Dans les faits, il est reproché aux quatre prévenus «atteinte à l’autorité de l’Armée» et «complot contre l’autorité de l’Etat», d’avoir organisé deux réunions secrètes les 27 et 31 mars, à la résidence d’Etat Dar El Afia, pour «examiner la situation politique du pays». Selon l’article 248 du code de la justice militaire sur lequel le Procureur s’est appuyé pour les mettre en détention préventive, les quatre mis en cause encourent une peine de 5 à dix ans de prison. Selon des avocats du collectif de défense « les quatre inculpés, comme chacun le sait, sont poursuivis conformément aux articles énoncés par la justice militaire et le code de procédures pénales ». Dans une déclaration à la presse,  Miloud Brahimi, avocat du général Toufik, a estimé, il y a quelques mois, qu’« il n’y a aucune raison pour que le procès reste secret. Au contraire, nous voudrions entendre les propos de ceux qui sont jugés. Partant du fait que la justice se prononce au nom du peuple, le peuple est de son droit d’être au courant des péripéties du procès». Il convient de rappeler que dans le cadre de la même affaire, le même Parquet militaire de Blida avait lancé, le 6 août dernier, des mandats d’arrêt internationaux contre l’ex-ministre de la Défense Khaled Nezzar, son fils Lotfi, gérant de la société Smart Link Com (SLC), et le président de la Société algérienne de pharmacie (SAP), Farid Benhamdine. Ces derniers sont accusés de «complot » et de «troubles à l’ordre public». Des faits punis par les articles 77, 78 et 284 du code pénal militaire.

Le procès d’Abdelghani Hamel le 19 février
Par ailleurs, le procès de l’ex-patron de la police, le général-major à la retraite Abdelghani Hamel, est prévu le 19 février prochain au tribunal de Sidi-M’hamed à Alger.
C’est ainsi qu’il s’agira pour le pôle pénal du tribunal de Sidi-M’hamed d’ouvrir le dossier de l’ex-directeur général de la Sûreté nationale poursuivi, pour rappel, pour « enrichissement illicite et abus de pouvoir ». Mais en dehors d’El Hamel, les anciens ministres Abdelghani Zaâlane et Abdelmalek Boudiaf sont également impliqués et poursuivis dans cette même affaire pour des faits qu’ils auraient commis alors qu’ils étaient walis d’Oran. Un ancien wali, en l’occurrence celui d’Alger, Abdelkader Zoukh, est également cité dans ce dossier. Des sources judiciaires affirment tout autant que d’autres responsables comparaîtront aussi devant la justice à partir du 19 février à l’instar de l’ex-wali de Chlef Mohamed El-Ghazi et les ex-walis de Tipasa Abdelkader Kadi, Mustapha Ayadhi et Moussa Ghelay.<