Walid Kechida a été condamné, hier, à trois ans de prison ferme assortie d’une amende de 500 000 dinars par le Tribunal de Sétif, a indiqué le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), qui rappelle que le Parquet avait requis 5 ans de prison ferme assortie d’une amende de 500 000 DA à l’encontre de l’étudiant lors de son procès tenu le 21 décembre dernier. Poursuivi pour «atteinte à corps constitué», «outrage et offense au président de la République» et «dénigrement du dogme et préceptes de l’islam», Walid Kechida a été placé sous mandat de dépôt le 27 avril 2020, alors que la demande de liberté provisoire a été rejetée le 24 août. Sa détention provisoire a été prolongée pour 4 mois supplémentaires à compter du 27 août.
Par ailleurs, le Tribunal de Constantine a rendu son verdict dans le procès de Zakaria Boudjaada, condamné à 6 mois de sursis. Le Parquet avait requis 6 mois de prison ferme et une amende lors de son procès qui s’est déroulé le 14 décembre, après avoir été renvoyé. Il est accusé de rendre publiques des publications Facebook pouvant porter atteinte à l’intérêt national.
Le Tribunal de Tissesmsilt a renvoyé, quant à lui, le procès de Ferad Benissa au 10 janvier en cours. Arrêté le 21 juin dernier puis présenté en comparution immédiate le 22 Juin, l’accusé a été condamné à un an de prison ferme sans mandat de dépôt et une amende de 100 000 DA. Même scénario à Relizane où le procès de Mourad Djeldjel est programmé pour le 4 février 2021. L’accusé est poursuivi pour «incitation à attroupement».
A Tizi Ouzou, le procès de Tarik Zehraoui (nouvelle affaire où il n’est pas en détention) est renvoyé à l’audience du 18 janvier 2021 alors qu’il était initialement programmé hier après les renvois des 14 et 21 décembre 2020. A Béjaïa, le procès de 32 accusés est programmé pour le 7 janvier 2021. Les chefs d’inculpation sont «attroupement non armé» et «mise en danger de la vie d’autrui en période de confinement». A Mostaganem, Dalila Touat a été placée sous mandat de dépôt hier après sa comparution immédiate au Tribunal alors que son procès est renvoyé au 10 janvier. Elle est accusée d’«outrage à corps constitué, publications pouvant porter atteinte à l’intérêt national». Dalila Touat a été condamnée à 2 ans de prison ferme (sans mandat de dépôt) assortie d’une amende de 20 000 DA par le Tribunal de Mostaganem le 30 novembre dernier, selon le CNLD.