Par Bouzid Chalabi
Les représentants de l’Organisation nationale des transporteurs (ONTA), de l’Union nationale des transporteurs algériens (UNTA), de l’Union nationale des chauffeurs de taxi (UNCT) et ceux de la Fédération nationale des transporteurs de voyageurs et de marchandise (FNTVM) ont exposé d’exposer au ministre du secteur les problèmes auxquels ils font face au quotidien.
C’était lors de leur rencontre mardi dernier dans une entrevue qui «s’inscrit dans le cadre de la série de rencontres prévues avec le partenaire social, en vue de mettre en place une feuille de route pour la prise en charge des revendications des professionnels du transport de personnel», rapporte un communiqué dudit ministère.
Selon Mohamed Bellal, président de l’ONTA, approché hier par Reporters, «le ministre s’est dit étonné de notre situation au point de nous avouer qu’il ne s’imaginait pas tout ce à quoi nous faisons face dans notre activité». Toujours selon cette même source, «le ministre s’est d’ailleurs montré très attentif à nos propos et nous a assuré que nos revendications vont être prises en charge, du moins, celles qui s’inscrivent dans ses prérogatives, les autres relèvent d’un autre niveau de traitement».
Notre source nous soulignant que «suite aux nouvelles conditions de travail qui nous ont été imposées conséquemment à la crise sanitaire, les propriétaires de cars longue distance ne sont plus en mesure de se maintenir en activité, tant la marge de bénéfice est de plus en plus maigre par l’effet du nombre restreint des voyageurs que nous pouvons prendre en charge et la cherté des pièces de consommation d’usage. Quant à rajeunir notre outil de travail, ce n’est plus possible tant les prix sur le marché ont explosé».
De son côté, Hocine Othmani de la Fédération des chauffeurs de taxi, que nous avons pu joindre, n’a pas caché toute son anxiété quant au devenir de sa profession. Arguant par là : « Nous ne sommes plus en mesure de changer de véhicules, tant les prix sont devenus élevés.» Citant en exemple « la Symbole qui coûtait 1 800 000 DA est passée à 2 850 000 DA. Une surenchère qui a poussé plus d’un d’entre nous à abandonner l’idée d’acquérir un véhicule neuf. Autre facteur pénalisant, «si les charges ne cessent de s’élever, le tarif de nos prestations reste le même. Ce qui a poussé plusieurs taxis officiels à basculer dans le clandestin», déplore notre interlocuteur. Dans d’autres branches du transporteur, les entraves sont aussi nombreuses. C’est pourquoi les organisations professionnelles du secteur espèrent que cette fois, la tutelle va être à l’écoute et passer à l’action.
Dans cette perspective, on lit dans le communiqué suscité que «le ministre des Transports a décidé, à l’issue de sa rencontre avec les organisations professionnelles, de créer 3 commissions dans le domaine du transport terrestre de voyageurs, de marchandises et de l’activité taxi, composés de représentants des syndicats et de l’administration centrale, dans le but d’identifier tous les obstacles et difficultés constatés, afin d’élaborer une feuille de route pour trouver des solutions rapides et efficaces».