Le secteur des transports dans notre pays est connu comme étant celui où l’anarchie règne sur toutes les lignes. Les récentes hausses de la tarification décidées unilatéralement par  les transporteurs, chacun  selon sa convenance,  en est la preuve formelle.


Alors qu’une rencontre devait réunir, hier, les syndicats des transporteurs et des cadres du ministère de tutelle, à l’effet d’examiner les mesures devant permettre à ces opérateurs «d’absorber » les répercussions de l’augmentation des prix des carburants décidée au titre de la loi de finances de 2017, le directeur des transports du ministère des Transports et des Travaux publics, qui intervenait sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale, s’est montré aussi clair que catégorique. « Contrairement à ce qui est rapporté ici et là, il n’y aura aucune augmentation des tarifs des transports par autobus assurés par les opérateurs privés », a-t-il affirmé. En attendant ce qui découlera de cette rencontre, le message est transmis. Mustapha Nassib s’est également attardé sur l’avancement de certains chantiers, à l’exemple de ceux des chemins de fer, de l’aérien et du métro, en particulier. Concernant le transport ferroviaire, il a relevé que le plan national de développement a permis, à ce jour, de porter le réseau de 1 800 km, en 1999, à 4 000 km, présentement, ajoutant que 2 000 km de voies sont en chantier dans diverses régions du pays et que 6 500 autres sont en cours d’études. S’exprimant à propos de la ligne des Hauts-Plateaux, reliant  Tébessa à Sidi Bel Abbès, le même responsable a rappelé que certains tronçons sont entrés en exploitation et que d’autres le seront dans le courant de 2017. Commentant les coûts de réalisation de ces infrastructures, au titre des deux derniers programmes quinquennaux, Mustapha Nassib les chiffre globalement à 25 milliards de dollars, « y compris pour les programmes qui sont en cours de réalisation ». S’agissant de l’évolution du secteur aérien, l’intervenant rappelle que les acquisitions réalisées par la compagnie Air Algérie lui permettent, aujourd’hui, de disposer d’une flotte de 59 aéronefs lesquels, en dehors du transport de voyageurs, vont contribuer à renforcer celui du fret. Revenant aux transports urbains de voyageurs, il annonce la création, à l’est de la capitale, d’une ligne pilote d’autobus « à haut niveau de service », circulant sur une voie qui leur sera spécialement réservée, de même que la réception, avant fin 2017, de deux nouvelles extensions du métro, en direction d’Aïn Naâdja et de place des Martyrs.
Ce nouveau procédé avait été déjà évoqué par Boudjema Talaai, en octobre de l’année écoulée. Le BHNS est, selon le spécialiste, un concept qui date de 2005, utilisant l’autobus ou le trolleybus. Ses caractéristiques sont « une forte fréquence (5 à 10 min en heures pleines et moins de 15 min en heures creuses) avec amplitude horaire élevée (circulation la semaine, en soirée et le week-end), un parcours rationalisé avec un itinéraire intégralement ou partiellement en sites propres et un système de priorité aux feux tricolores et aux ronds-points, garanti par des aménagements spécifiques, un plancher bas pour faciliter l’accès aux personnes à mobilité réduite et la vente de titres de transports effectuée au niveau des stations.