Le mouvement de grève «ouverte» entamé dimanche dernier par les travailleurs de l’Etablissement de transport urbain et suburbain d’Alger (Etusa) n’aura finalement pas duré dans le temps. «L’ensemble des lignes» du réseau de transport était, hier, «opérationnel» après une reprise du travail la veille, nous ont précisé des employés. Ajoutant que la tutelle avait, dès dimanche, répondu «de manière favorable» à leurs attentes suite à une réunion entre le Directeur général de l’Etusa, Yacine Krim, et le Secrétaire général du bureau syndical, Nazim Aouiche.
La grève avait été lancée à l’appel du bureau syndical de l’Etusa après l’échec, le 14 juillet dernier, de premières négociations avec la direction de l’entreprise. Les revendications mises en avant par la structure syndicale affiliée à l’UGTA sont pour la plupart d’ordre socio-économique. Les employés de l’Etusa «réclament le paiement de la prime de l’année 2019», ainsi que le «versement des salaires des mois d’avril et mai», avait ainsi précisé le communiqué du bureau syndical. Le même document soulignait par ailleurs que la situation sanitaire avait encore aggravé la situation de travailleurs de l’Etusa ; le syndicat dénonçant «la mauvaise gestion» de l’entreprise et du manque de prise en charge face aux risques de la Covid-19 en mettant en avant «l’incapacité des responsables à assurer les droits des travailleurs» ou à appliquer le décret du 21 mars 2020 «relatif au congé exceptionnel» et à la «prime de risque». Revendications qui sont aujourd’hui en voie d’être «satisfaites», les deux parties se sont en effet engagées à «se revoir pour le règlement des problèmes sociaux et professionnels des travailleurs», avait précisé dès lundi la direction de l’Etusa. Quant aux travailleurs de l’entreprise, l’un d’eux, responsable au niveau du terminus du 1er-Mai, précisait hier, alors que l’ensemble des lignes avaient repris une activité «normale» : «Nous n’avons pas eu à prolonger le mouvement, cela est resté au stade de la protestation. On ne peut pas vraiment dire que nous avons fait grève». Un autre employé ajoute : «Nos revendications ont été entendues», en répondant par l’affirmative de la tête quant à sa satisfaction par la tournure prise par un «mouvement» qui aurait pu se prolonger d’avantage. <