Pour une valeur de près de 200 milliards de centimes, l’Entreprise de transport urbain et suburbain d’Alger (Etusa) a acquis, hier, 60 nouveaux autobus de type Mercedes qui viennent renforcer son parc de 800 bus.

Cet achat remonte à novembre dernier, lorsqu’un accord a été signé entre l’Etusa et la Société Algerian Motors Services Mercedes-Benz (SPA AMS-MB), relevant du ministère de la Défense nationale (MDN), pour l’acquisition de 100 bus urbains. Depuis, la commande a été honorée de moitié. Intervenant lors de la cérémonie de livraison des bus de l’Etusa, le ministre des Travaux publics et des Transports, Abdelghani Zalane, a indiqué que «la mise en circulation de ces nouveaux autobus, dits Conecto, permettra de redonner au réseau urbain de la capitale un nouveau look». Il a précisé que l’entreprise a commandé 100 bus de marque Mercedes, dont 60 sont ainsi réceptionnés et les 40 autres seront livrés avant la fin de l’année en cours. Selon lui, «cette acquisition vient à point nommé pour parer aux difficultés d’exploitation des anciens véhicules, qui, souvent, se retrouvent en situation de panne». De son côté, le directeur général de l’établissement, Krim Yacine, a affirmé que «la stratégie de l’Etusa pour le développement du transport public dans la capitale vise à améliorer les prestations fournies aux citoyens à travers le renforcement de son parc d’autobus, soit par l’affrètement de bus auprès du secteur privé ou par l’acquisition de nouveaux bus au profit de l’établissement». L’acquisition de ces autobus fait partie d’un programme initié en 2011 et qui prévoyait un total de 300 véhicules. Sur les 180 à fournir par la SNVI, 82 bus de type 100 L6 ont été réceptionnés. Par ailleurs, 20 bus à gaz (GNC) figurent dans le programme. Un prototype de ce modèle est fin prêt et attend sa mise en conformité. En plus de ces nouvelles acquisitions, l’Entreprise de transport urbain d’Alger est en train de rénover pas moins de 106 bus de type Van Hool, dont 25 sont opérationnels. Elle envisage d’ailleurs d’assurer elle-même cette réhabilitation. Un projet qui coûtera à la firme pas moins de 20 milliards de centimes. Selon Krim Yacine, «l’Etusa ne sera plus dépendante de personne pour assurer cette réhabilitation, vu que la rénovation sera faite par une main-d’œuvre et des matériaux 100% algériens». Avant d’ajouter qu’«il ne sera même pas question d’avoir un encadrement étranger pour diriger ces opérations». Il expliquera qu’«au lieu qu’ils restent inutilisés, en stationnement au sein des unités de production, ces moyens serviront à réduire la tension prévalant dans le transport des étudiants, des écoliers habitant les zones enclavées et, bien entendu, la demande publique quotidienne». Par ailleurs, un plan antifraude, lire anti-resquilleur, sera lancé en septembre prochain par l’entreprise dans le but d’augmenter la rentabilité de la compagnie. Selon le responsable, des campagnes de sensibilisation seront lancées dans le but de réduire le phénomène de fraude dans les bus de l’Etusa. Ainsi, le système antifraude sera le cheval de bataille de l’entreprise qui comptabilise chaque jour des milliers de fraudeurs qui n’achètent pas de tickets.