Pour la quatrième journée consécutive, les chauffeurs de bus universitaires de la Société algérienne des transports universitaires poursuivent leur mouvement de grève, entamé le 8 mai dernier, afin de dénoncer leurs conditions socioprofessionnelles.

Par Sihem Bounabi
La grève qui a touché les principales grandes villes du centre, Alger, Blida et Boumerdès, a paralysé les déplacements des étudiants qui sont à une semaine des examens.
A Alger, selon différents témoignages, les bus étaient immobilisés au niveau de la plupart des gares de la capitale, ainsi que des universités et résidences universitaires, à l’instar des pôles universitaires de Dely Brahim, Bouzaréah et Ben Aknoun.
Le représentant du Mouvement national des étudiants algériens, Abdelkader Belhout, a déclaré que «l’organisation a constaté, au cours des trois derniers jours de la grève, l’incapacité d’assurer un minimum de service, ce qui a accru la souffrance des étudiants, en particulier les résidents des cités universitaires d’Alger, Blida et des grandes villes» . Il a également lancé un appel au ministère de tutelle afin de trouver une solution définitive au problème de l’entreprise, qui possède la plupart des lignes de transport universitaire, et assainir sa situation administrative complexe qui impacte la vie des étudiants dans le bon déroulement de leurs études.
Selon le site électronique Sabqpress, les chauffeurs de bus universitaires ont entamé le mouvement de grève pour protester contre la dégradation de leurs situation socioprofessionnelle dont des retards récurrents dans le versement des salaires et dénoncer le non-versement des primes, alors que l’entreprise perçoit des subventions de l’Etat.
Il est à noter que l’Office national des services universitaires a tenu des réunions avec les représentants de l’entreprise et les chauffeurs dès le premier jour de grève et les a appelés à respecter les clauses du contrat, à entamer aujourd’hui de nouvelles négociations avec le ministère des Transports avec l’approche des examens la semaine prochaine.
Pour rappel, l’entreprise des bus universitaires détenue par l’ex-homme d’affaires Mehieddine Tahkout a été transférée au ministère des Transports sur la base d’une décision de justice suite à la condamnation de Tahkout avec confiscation de ses biens. <