Décidément le train Coradia, mis en service il y a près de deux semaines sur la desserte Annaba-Tébessa, en passant par Bouchegouf et Souk-Ahras, n’a vraiment pas assuré. Un premier «accroc» avait été enregistré le 28 décembre dernier, et dix jours plus tard, avant-hier, un second déraillement a eu lieu au même endroit.

C’est au niveau du kilomètre 19, à hauteur de la commune de Dréa, dans la wilaya de Souk-Ahras, que l’incident est survenu, dans les mêmes circonstances que la première fois. Heureusement, il n’y a eu aucune perte humaine, on a juste constaté des dégâts matériels. Une situation qui n’aurait pas dû arriver si on avait procédé, lors du premier incident, à une enquête approfondie pour déterminer les causes véritables de ce déraillement à répétition et pris les mesures qui s’imposent en pareil cas. On avait avancé la thèse de la vitesse, jugée excessive, sur une courbe et qui serait à l’origine de ce déraillement mais, cette fois, cela s’est passé à une vitesse réduite, le Coradia roulait à 30 km/h au lieu des 160 km/h prévus. Selon des ingénieurs de la Sntf, en dehors de ce paramètre important, il faut revoir l’état de la voie qui n’est pas adaptée au gabarit de ce nouveau train, mis en service il y a près de trois semaines, à Annaba, en présence du ministre des Travaux publics et des Transports, M. Abdelghani Zaâlane.
Le dimensionnement de la voie devrait être revu sur le plan écartement (sur-écartement ou sous-écartement) qui pourrait provoquer un déséquilibre qui conduit inévitablement au déraillement. Cette thèse est très plausible car la voie en question est très ancienne et date de la colonisation.
Certes, il y a eu des travaux d’entretien mais ils n’ont pas tenu du fait que le nouveau train, en l’occurrence le Coradia, exige une mise en conformité. Il aurait fallu aussi s’assurer de l’épaisseur du ballast, de l’ancrage des traverses et du serrage des attaches fixant le rail à la traverse…