PAR NAZIM B.
Les agressions contre les trains ont coûté 1,87 milliard de dinars l’année passée, a affirmé Mohamed Ali, responsable au sein de l’entreprise nationale du transport ferroviaire, qui a déploré la récurrence des attaques contre les trains.
La dernière attaque en date a été enregistrée la semaine passée au niveau de la gare de Oued Smar à Alger, après le retour de supporters d’un match disputé au stade Omar Benrabah de Dar El Beida, entre deux clubs algérois (CRB – USMA).
Les images et vidéos de sièges déchiquetés, des fenêtres brisées et des portes cassées ont fortement circulé sur les réseaux sociaux, ce qui a suscité la réaction de la SNTF.
Cette dernière a indiqué dans un communiqué que le train, destiné au transport des voyageurs, «a été brutalement attaqué à coups de pierres par un groupe important de personnes».
Selon la SNTF, «cette attaque barbare a entraîné la blessure de deux agents de la sécurité appartenant à l’entreprise, en plus de pertes matérielles importantes au train électrique de nouvelle génération».
«La Société Nationale des Transports Ferroviaires dénonce ces attaques barbares qui affectent les ouvriers de l’entreprise dans l’exercice de leur travail, ainsi que les matériels et équipements, occasionnant de grandes pertes matérielles et financières, en plus de leur impact direct sur la régularité du trafic ferroviaire et la qualité des services qu’il offre aux voyageurs», lit-on dans la note de la SNTF.
L’entreprise nationale de transport ferroviaire affirme prendre «toutes les mesures légales contre les agresseurs auprès des autorités judiciaires, afin qu’ils soient punis conformément aux lois de la République».
Les responsables de l’entreprise nationale n’ont cessé en effet de dénoncer les agressions contre le personnel de la SNTF et les opérations de saccage commises contre des trains et autres infrastructures de l’entreprise qui ont tendance à se multipliées de plus en plus ces dernières années.
En plus des dommages financiers considérables qu’ils causent à la SNTF, les actes de malveillance impactent fortement le fonctionnement des trains et se traduisent par des perturbations et des retards.
Ce n’est malheureusement pas la première fois que les trains de la SNTF sont attaqués à coup de pierres et autres projectiles.
Le phénomène est très ancien et date d’au moins trois décennies, voire davantage.
Il s’est cependant amplifié durant ces dix dernières années, en raison de la forte urbanisation aux abords du réseau ferré et de la multiplication des lotissements anarchiques, sans précaution de sécurité pour les professionnels du réseau ni de protection pour les populations qui se sont installées à proximité et au fur et à mesure des extensions urbaines.
Au printemps dernier et suite à un nouveau saccage du train survenu à Zéralda, la SNTF a assuré que ses services ont déjà entamé les procédures de poursuites judiciaires envers les auteurs de «comportements inadmissibles».
«La SNTF a enregistré avec regret, durant la journée du samedi 15 mai 2021, au niveau de la halte du caroubier (Alger), des comportements inadmissibles de la part de jeunes adolescents qui ont entravé la circulation des trains vers les gares d’El Affroun et de Zeralda, en actionnant abusivement les signaux d’alarme, ce qui a empêché le redémarrage du train et a engendré des perturbations dans la circulation des autres trains durant toute l’après-midi du samedi», a expliqué la Société.
En plus, ajoute la même source, «ces jeunes se sont pris aux trains par un caillassage causant le bris de plusieurs vitres et des dommages importants au train»
A cet effet, la SNTF a interpellé «les parents de ces jeunes à prendre leurs responsabilités envers leurs enfants», selon la société, ajoutant que les services concernés de la société «ont déjà entamé les procédures de poursuites judiciaires envers ces individus, sur la base des enregistrements vidéos des caméras installées dans les trains».<