Voyant que leurs doléances relatives à une hausse des prix dans leur secteur n’ont jusqu’ici eu aucune réponse par la tutelle, les transporteurs privés, bus et taxis, sont revenus à la charge. Ils considèrent que leur requête est tout à fait légitime dès lors où le prix du carburant n’a cessé de grimper depuis 2016, année de la dernière augmentation des tarifs à la pompe.

Par Bouzid Chalabi
Pour la précision, le prix du carburant a augmenté de 106% durant les quatre dernières années. C’est ce que révèle un communiqué commun de l’Organisation nationale des transporteurs algériens, du Syndicat national algérien des transporteurs, du Syndicat national des chauffeurs de taxi et enfin de l’Association nationale des commerçants et artisans algériens, parvenu à notre rédaction hier. On lit qu’avec une telle ascension, les transporteurs ont été rudement affectés au point de voir leur activité en déclin en matière de gains. « C’est pourquoi nous jugeons que les pouvoirs publics doivent se pencher sur cette problématique. Ainsi nous proposons une augmentation de nos tarifs de prestation de service », est-il indiqué dans le communiqué.
Pour le détail, les syndicats tablent sur une augmentation de 50 % sur le tarif actuel du transport urbain et semi-urbain par autobus dans un rayon de 30 km. De même de hisser celui du transport en commun par autobus inter-wilayas pour les distances supérieures à 80 km et le transport en commun par autobus entre les communes urbaines de moins de 80 km à hauteur de 40 %. En ce qui concerne le transport en taxi, les syndicats suggèrent en ce qui concerne le transport entre les communes d’augmenter l’ancien tarif de 3 DA à 3,5% et de 20% pour le transport interwilayas. Cette même corporation aspire à ce que le tarif de 5 DA passe entre les wilayas à 5,7 DA pour les taxis collectifs urbains. Quant aux taxis équipés de 6 à 8 sièges, il est suggéré une revue à la hausse de 25 DA par kilomètre parcouru et une augmentation du tarif de 50% pour devenir à 15 dinars.
A la lumière de ces propositions à la hausse des tarifs dans le transport par bus et surtout par taxi, car c’est dans cette catégorie que les doléances ne risquent pas d’aboutir, c’est un véritable bras de fer qui s’annonce entre le ministère de tutelle et les syndicats des transporteurs publics.