La Fédération nationale des centres de chauffeurs de transport de personnes et de marchandises (Fncctpm), a appelé hier les conducteurs de véhicules de transport de personnes et de marchandises à passer l’examen du Brevet de conduite avant le premier semestre 2019, échéance à partir de laquelle ce document deviendra «obligatoire».

A l’heure actuelle, ce sont «quelque 300 centres sur les 550 existants qui sont en train de formaliser leurs dossiers», a fait savoir le secrétaire général de la Fncctpm, Hazeb Ben Chohra, lors d’une réunion tenue au siège de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (Ugcaa), en présence des délégués de 30 wilayas que compte la Fédération des auto-écoles. «D’ici le 31 décembre, tous les centres seront fonctionnels et vont assurer une formation de 72 heures à tous les candidats pour l’obtention du brevet, qui sera, dès le premier semestre 2019, un document obligatoire pour les chauffeurs», a-t-il ajouté, précisant que «si les candidats s’inscrivent dès maintenant, on n’aura pas de problème de surcharge en 2019». Toutefois, le secrétaire général de la Fncctpm ne manquera pas de relever que «même si l’instauration d’un Brevet de conduite permettra évidemment de bien former les conducteurs professionnels, le fait que l’examen final soit confié aux seuls centres et écoles de formation pourrait ouvrir une grande brèche à des pratiques malsaines». M. Ben Chohra fait référence dans ses propos à «certaines auto-écoles qui font de la délivrance du permis de conduire un commerce». De son côté, Telaoumaten Belaïd, membre du bureau national de la Fédération des centres de formation, est revenu sur la question de la formation pour le transport des matières dangereuses et leur transport pour indiquer que le ministère de l’Intérieur a confié la tâche aux centres de formation agréés par l’Etat, et ce «bien que le secteur privé propose les meilleures offres sur le marché». Concernant la formation des chauffeurs, il a exprimé le vœu de voir le même ministère fixer des tarifs dans une logique de prix «consolidés». Il expliquera que le département de Nourredine Bedoui a recommandé aux collectivités locales d’envoyer les chauffeurs pour une formation à la maîtrise et la maintenance des engins chez Cosider, alors que ce groupe applique des tarifs «très chers», s’est-il étonné. Précisant qu’en plus des prix élevés, les candidats de l’ensemble du pays doivent se déplacer jusqu’à Alger. Pourtant, la Fédération propose à ces derniers «une formation qui leur convient, à des prix compétitifs», soutiendra-t-il.
Pour rappel, un arrêté ministériel a été signé par le ministère des Travaux publics et des Transports, en 2016, fixant les conditions et les modalités de formation pour l’obtention du brevet professionnel des conducteurs de véhicules de transport de personnes et de marchandises. Il s’agit d’un certificat d’aptitude délivré à tout conducteur détenteur de l’une des catégories de permis de conduire C, D et E et ayant subi avec succès une formation initiale qualifiante dans l’une des spécialités relatives au transport de personnes et transport de marchandises.