L’appel à garantir la transparence dans la gestion du marché du travail dans le Sud qui s’appuierait sur la réception des offres et le traitement des demandes et qui prévoit des sanctions rigoureuses en cas de non-respect des règles est bienvenu. La mise en place en 2013 d’un dispositif spécial de gestion de l’emploi dans une dizaine de wilayas du Sud avait suscité soulagement et espoirs. Vite estompés.

Ce système a été souvent décrié par les demandeurs d’emploi pour son manque d’efficience et sa lourdeur administrative. Aujourd’hui ce dispositif, qui prévoit plusieurs mesures visant essentiellement à assurer une gestion rigoureuse du marché du travail dans les wilayas du Sud, pourrait commencer à être agissant. Ces mesures, annonce-t-on, pourraient même être étendues à d’autres zones du territoire national comme les wilayas des Hauts-Plateaux.
Il s’agit de donner la priorité aux populations de la région dans l’accès aux postes proposés par les entreprises et les sociétés exerçant dans la wilaya.
En cas de non-disponibilité des compétences, une autorisation du wali pour tout recrutement extérieur est requise. Il est évident qu’une plus grande transparence dans la gestion du marché du travail dans les zones du Sud ne ferait que détendre les tensions sporadiques qui éclatent souvent à cause de cette question sensible. Et désamorcer un sujet de tension récurrent qui, souvent, est utilisé par les pêcheurs en eaux troubles dans leurs tentatives de subversion.
Les régions du Sud demeurent incontournables, voire stratégiques pour la stabilité et le développement du pays. Il s’agit de ne pas faire dans l’ostracisme d’une population qui ne demande que d’être traitée au même titre que celle du Nord. Il n’est pas surprenant que les populations du Sud se sentent lésées par le faible intérêt des politiques de développement concoctées de façon mécanique dans le Nord. Ces régions sont certes faibles en population mais d’une importance capitale pour le reste des Algériens.