Mardi dernier, à l’issue de la réunion d’évaluation hebdomadaire des activités de son secteur, le ministre de l’Energie a déclaré mettre l’accent sur «l’importance d’une coordination étroite avec le ministère de la Transition énergétique et des Energies renouvelables pour la création d’une entreprise spécialisée dans ce domaine». Dans un entretien avec Reporters, le responsable de ce de ce département, le ministre Chems Eddine Chitour, s’était en effet félicité de la qualité des relations et du travail avec son homologue, Abdelmadjid Attar. Il avait indiqué que son secteur s’apprête à créer avec le concours du secteur l’industrie une entreprise «analogue» à Sonelgaz et qui sera spécialisée dans la production et la distribution des énergies renouvelables. Cette entreprise sera créée aujourd’hui selon de bonnes sources, alors qu’elle devait l’être vers la fin du trimestre courant selon les déclarations récentes de M. Chitour dont le projet semble avoir séduit le gouvernement qui a accéléré cette échéance. La «petite sœur» de Sonelgaz, selon ses dires, se chargera de lancer les appels d’offres au niveau de dix wilayas sur les Hauts-Plateaux et dans les régions du sud, en raison de leur grand potentiel solaire. A bien lire, le communiqué du ministère de l’Energie, mardi 16 février, il semblerait que ce département se mobilise aussi pour la création de cette entreprise dédiée spécialement à la production et à la vente de l’énergie solaire, un projet qui devrait intéresser des partenaires étrangers, selon les déclarations du ministre de la Transition énergétique.
Rappelons-le, M. Chitour a déclaré viser la concrétisation d’un «partenariat gagnant-gagnant» avec le concours de pays ayant une expérience probante dans la génération électrique notamment à travers le renouvelable, citant en particulier l’Allemagne, la Chine, les Etats-Unis et la Russie dont il a reçu récemment l’ambassadeur pour discuter des possibilités de coopération dans les domaines d’exploitation de la géothermie dont le potentiel – plus de 240 sources thermales – pourrait servir à la production d’électricité pour les structures du tourisme avoisinant ces sources, le chauffage des serres pour l’agriculture, etc.
L’Aprue bientôt dans l’escarcelle de la Transition énergétique
Outre la création d’une entreprise, «qui sera la petite sœur de Sonelgaz», a déclaré à plusieurs reprises le ministre de la Transition énergétique et des Ressources renouvelables, il est question également, selon le communiqué du département d’Abdelmadjid Attar, mardi dernier, du «transfert de l’une des entreprises relevant du secteur de l’Energie vers le secteur de la transition énergétique et des énergies renouvelables». De quelle entreprise s’agit-il ? D’après des échos, il s’agirait de l’Agence nationale pour la promotion et la rationalisation de l’utilisation de l’énergie (APRUE). Selon ces échos, cet établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) devrait passer de la tutelle de l’énergie à celle de la transition énergétique, ce qui relève du bon sens. Depuis sa création en 1985, l’APRUE est engagée sur le terrain du renouvelable et milite, avec un succès mitigé, pour la sobriété énergétique et l’encouragement des énergies alternatives au fossile. n