Le Front des forces socialistes (FFS), qui s’est accordé assez de temps pour trancher sa participation ou non aux élections législatives anticipées de juin prochain, a surpris plus d’un observateur en convoquant son congrès ordinaire pour le mois de septembre prochain alors que c’est davantage
la prochaine session extraordinaire de son Conseil national, prévue le 3 avril, qui était attendue.

PAR NAZIM BRAHIMI
A l’ordre du jour de cette session figure justement la question de l’option à prendre pour l’échéance de juin prochain. Y a-t-il un lien entre les deux rendez-vous, à savoir la session extraordinaire du Conseil national et le congrès ordinaire ? Est-ce une façon pour la direction du parti de mettre davantage le cap sur les assises du parti que sur la question des législatives qui risque d’être source de nouvelles dissensions dans ses structures ?
Autant de questions que se posent les observateurs de la scène politique qui ont dû noter que le plus vieux parti de l’opposition est également sur un autre front, celui de promouvoir son offre politique, intitulée « la convention nationale ».
C’est dans cet agenda visiblement chargé que se pose avec acuité la question de participer ou pas au rendez-vous du 12 juin qui semble faire débat au sein du parti entre les uns et autres.
Le changement opéré depuis lundi s’agissant du poste de chargé de la communication, avec le retour de l’ancien député de Béjaïa Chafaâ Bouaiche à la place de Djamel Baloul, député de Bouira, a ouvert la voie à diverses interprétations en liaison avec le dilemme de la participation à cette joute électorale.
« Depuis son élection à l’occasion du dernier congrès national extraordinaire, qui s’est tenu les 9 et 10 Juillet 2020, l’Instance présidentielle du FFS s’est attelée à insuffler une dynamique de rassemblement et de cohésion au sein du parti », a indiqué lundi l’instance présidentielle dans un communiqué.
« Grâce au concours de l’ensemble des militantes et militants et de l’encadrement du parti, nous sommes parvenus à remettre le FFS au-devant de la scène politique nationale, comme étant une force de proposition et d’action incontournable et crédible pour dessiner les contours du destin politique de notre nation », a-t-elle ajouté. « Aujourd’hui, nous nous réjouissons du regain de sérénité et de convivialité au sein de nos structures locales et nationales, qui étaient durant longtemps paralysées par les effets d’une crise interne inédite et particulièrement virulente », a relevé la même direction, pour qui « cette nouvelle dynamique positive interne s’est galvanisée au rythme de la révolution populaire pour le changement et renforcée par la réhabilitation des espaces de débat et de concertation au sein du parti, notamment notre conseil national ».
« Pour toutes ces considérations, et faisant suite à nos engagements pris lors du dernier congrès national extraordinaire, aux recommandations de notre conseil national et des nombreuses sollicitations de notre base militante, l’Instance présidentielle du FFS, conformément à l’article 31 des statuts et l’article 41 du règlement intérieur du parti convoque officiellement le 6e Congrès national ordinaire pour la dernière semaine du mois de septembre 2021 », est-il écrit dans le même document.
Dans ce sens, et en perspective d’évaluer l’état d’avancement du processus de restructuration à l’échelle nationale, la direction nationale du parti « programmera au moment opportun, un Audit destiné à évaluer et à mieux préparer ce congrès », souligne la même source. Ajoutant que « l’Instance présidentielle du FFS réitère son engagement viscéral à œuvrer sans relâche pour faire de ce 6e Congrès un rendez-vous politique et organique important dans la vie de notre parti et de notre pays ».