Les effets attendus du projet d’étude de faisabilité du Centre intégré de traitement des déchets de Hamici sont d’ordre écologique mais aussi économique.

Dans une rencontre algéro-sud-coréenne, hier à l’hôtel Djazair, sur la présentation finale de ce projet, le chef de projet sud-coréen a indiqué que cette étude permettra au pays de devenir pionnier de l’écologie en Afrique. «L’acquisition du savoir-faire sur le traitement avancé améliorera la technologie de gestion des déchets en Algérie.
Elle pourra, grâce à ce programme, transformer son système, qui dépend de l’enfouissement, en un système de valorisation et de gestion des déchets», a-t-il assuré. Ce plan, qui prévoit l’installation du tri mécanique, permettra aussi la valorisation et la vente des déchets récupérés via ce système. Actuellement, a-t-il souligné, 99% des déchets sont enfouis et très peu valorisés en dehors du plastique. «Le taux de récupération et de valorisation des déchets est très faible, ne dépassant pas les 0,31%. Il est essentiel de changer le mode de traitement des déchets», a-t-il estimé. Il a appelé, également, à la prise en charge d’urgence des déchets stockés en plein air, au développement d’une filière d’incinération pour réduire l’enfouissement et à apporter une valeur ajoutée sur le plan économique par la valorisation.
«La chaleur générée lors de l’incinération des déchets pourrait être récupérée pour produire de l’électricité, apportant ainsi des bénéfices avec la mise en vente de cette énergie», a-t-il souligné. Ce projet, qui nécessite un financement public et privé, pourrait traiter les déchets de 40 communes d’Alger, qui dégagent 1 800 tonnes/jour, ainsi que ceux de 17 communes prises en charge par le CET de Corso. Le chef de projet a indiqué que ce dernier sera bientôt saturé. Ce qui nécessite, par conséquent, l’aménagement d’un nouveau CET, sinon l’extension de celui de Hamici. Le but du projet d’étude est d’élaborer un plan modèle des installations de traitement des déchets en Algérie. Et ce, à partir de l’étude et l’identification des problèmes des installations du CET de Hamici, de prévisions démographiques et sur les volumes des déchets, qui sont en hausse. Il s’agira, par ailleurs, de déterminer la capacité optimale de ce CET. Le vice-ministre coréen de l’Environnement, M. Ahn Byung Ok, a estimé que cette étude jouera un rôle important dans la stratégie et le plan d’orientation futurs de l’Algérie dans le secteur. «Il contribuera à arriver à zéro déchet en Algérie», a-t-il assuré.
C’est ce que la ministre de l’Environnement et des Energies renouvelables, Mme Fatma Zohra Zerouati, a également affirmé. Rappelant que cette étude s’inscrit dans le cadre d’un mémorandum d’entente entre l’Algérie et la Corée du Sud dans le domaine de l’environnement et du développement durable, elle a signalé que le financement public-privé est nécessaire pour la réalisation de ce projet, dont la date de démarrage des travaux n’est pas encore déterminée, ainsi que le partenaire étranger qui sera chargé de la mise en œuvre technique. «Il s’agit de gros investissements où le secteur privé doit s’impliquer», a-t-elle conclu.