Les services de sécurité de la daïra de Grarem Gouga (Mila) ont saisi une statuette et 313 pièces anciennes remontant à l’époque romaine et procédé à l’arrestation d’un individu, ont rapporté, jeudi, les services de la dûreté de wilaya. Cette opération a pu être concrétisée suite à l’exploitation par les services de sécurité de la daïra d’informations diffusées sur Internet, concernant une vente de pièces archéologiques, a précisé la même source à l’APS, ajoutant qu’un plan d’intervention, élaboré à cet effet, a permis l’arrestation d’un homme de 30 ans dans la ville de Grarem Gouga, avec en sa possession une statuette en métal et 313 pièces de monnaies anciennes.
La même source a souligné, par ailleurs, que l’expertise technique des objets saisis par les services de la direction de la culture de la wilaya de Mila a mis en exergue que ces pièces revêtent « une importance historique et archéologique », précisant que la statuette de 7 cm de long, représentant un homme en tunique romaine, est fabriquée en bronze au même titre que les pièces de monnaie datant également de la même période. Le mis en cause a été traduit, jeudi dernier, devant le tribunal de Mila pour « vente illégale de pièces archéologiques », ont indiqué les services de la Sûreté de la wilaya de Mila. Avec cette nouvelle opération réussie des services de sécurité, la wilaya de Mila, particulièrement riche en sites historiques, est considérée comme  l’une des plaques tournantes des trafiquants d’objets archéologiques,  attirés par un créneau lucratif.
Pour rappel, le responsable du service du patrimoine culturel de la wilaya de Mila, Lazghad Chiaba, avait déclaré récemment, qu’au total, 782 biens culturels, pour la plupart des pièces de monnaies anciennes, ont été récupérés depuis début 2019 et transmis aux services de la direction locale de la culture pour être transférés aux musées nationaux en vue de les conserver. La récupération de ces biens culturels a eu lieu à la faveur d’opérations d’envergure menées par les services de sécurité de la wilaya dans le cadre de la protection du patrimoine culturel, ayant permis de déjouer de nombreuses tentatives de vente illégale de ces biens. Au total, huit opérations ont été effectuées à cet égard,  durant l’année 2019.  Cette importante récupération de biens culturels dans une région prisée par les trafiquants d’objets archéologiques et  anciens entre dans le cadre d’une stratégie nationale pour le renforcement de la lutte contre le trafic illicite des biens culturels et démontre que la sécurisation du patrimoine culturel était désormais un impératif face à la recrudescence du phénomène du trafic des pièces archéologiques et de biens culturels.n