Les activités du port d’Alger ont baissé durant le premier trimestre 2020. Cette baisse, provoquée notamment par la crise sanitaire et les restrictions engendrées par la lutte contre la propagation du nouveau coronavirus Covid-19, concerne aussi bien le mouvement de la navigation que le trafic de marchandises.

Selon la Direction de l’Entreprise du port d’Alger (Epal), qui s’est déjà exprimée sur le sujet en juin dernier, avant de donner toutes les précisions dans le dernier numéro de sa publication, la régression globale du trafic durant les trois premiers mois de l’année en cours est imputable essentiellement au repli de l’« activité conteneurs » et des produits hydrocarbures conséquemment au recul de leur exportation. Selon les chiffres communiqués par cette publication, 428 navires ont accosté au port d’Alger atteignant 86% de l’objectif fixé et une baisse de -5,93% par rapport aux réalisations durant le premier trimestre 2019. Cette régression a concerné particulièrement les navires Ro/Ro (transport de véhicules), butaniers, car-ferries et porte-conteneurs qui affichent, pour les trois premiers mois de l’année 2020 par rapport à la même période durant l’année écoulée, des taux respectifs de – 56%, – 23%, – 21%, et – 9%. Pour ce qui concerne le trafic des passagers, il est passé de 34 036, durant la période de janvier à fin mars 2019, à 29 051 à la même période pour l’année 2020, soit une régression de l’ordre de 14,65%. L’objectif, manqué était de 37 500 passagers. En comparaison avec le 1er trimestre 2019, le bilan de 2020 pour la même période fait également état d’une « régression du trafic des conteneurs et des hydrocarbures ». La quantité de conteneurs traités a baissé de près de 39%, celle des marchandises de près de 10%, tandis que le trafic des navires à l’accostage a reculé de près de 6%. Selon la publication de l’Epal, l’entreprise a traité 80 164 conteneurs au 1er trimestre 2020 contre une prévision de 133 730, soit un taux de 60% de l’objectif prévu et une baisse de -38,87% par rapport aux trois premiers mois de l’année 2019. En ce qui concerne le trafic des marchandises, il a ainsi connu une baisse de 9,75% et s’est établi à 2,57 millions de tonnes contre 3,15 millions de tonnes au premier trimestre 2019.
En matière de rendements portuaires, toujours en comparaison avec le premier trimestre 2019, la durée d’attente moyenne globale en rade des navires a été légèrement améliorée, passant de 1,25 jour à 1,03 jour, soit -18%, « grâce à la combinaison des variations des attentes des différents types de navires » ayant fréquenté le Port d’Alger. Cette amélioration de la durée d’attente en rade des navires est liée en grande partie à ceux des navires Ro/Ro (-65%), butaniers (-48%), porte-conteneurs (-33%) et céréaliers (-10%). En revanche, une tendance à la hausse a été enregistrée pour le séjour moyen à quai des navires traités par l’Epal, passant de 3,21 jours au premier trimestre 2019 à 3,43 jours durant le premier trimestre 2020, induite essentiellement par la hausse des séjours à quai des général-cargos transportant le fer, des navires des hydrocarbures et des porte-conteneurs. Le séjour des navires bétaillères et Ro/Ro a été réduit respectivement de -68% et -66%, selon le même bilan. n